12 janvier 2026

Test Cuisineer : une addiction 100% légale

Cuisineer, sous ses allures de jeu enfantin, se montre en réalité addictif au point de devenir comme une petite drogue, avec ce besoin incessant de « allez, juste un petit tour, pour la route » qui finit par une session de plusieurs heures… Mais attention, son apparence chill et colorée cache tout de même quelques défis, plus qu’il n’y a parait en tout cas, pour un voyage illuminé et fun à souhait. 

On incarne Pom, une jeune aventurière arpentant des donjons en guise de hobby, dont les parents lui demandent de revenir à la maison avant qu’ils entreprennent le voyage de toute une vie : faire le tour du monde. Manque de bol, le temps qu’elle ramène ses clics et ses claques, ses parents sont déjà partis, laissant derrière eux leur restaurant, mais surtout des dettes à ne plus savoir quoi en faire ! Pom ne peut laisser le business familial tel quel et décide de reprendre les rênes, mais bien entendu, avant de partir, les parents avaient besoin de cash et on tout vendu mobilier inclut : on recommence tout de zéro ! À se demander s’ils ne sont pas derrière un truc louche pour disparaitre tel quel dans l’urgence en se débarrassant de tout haha. Face à un tel défi, Pom n’est pas seule : son amie Biscotte va l’aider tout au long de cette aventure tout comme les différents habitants de Paell, cette petite bourgade sympathique qui abrite différents commerces et artisans utiles pour entreprendre cette mission de sauver le restaurant familial et lui faire remonter la pente ! Ce qui saute aux yeux c’est cette DA colorée et chatoyante. C’est joli, c’est charmant et le charadesign mama, un gros gros oui (et même le bestiaire svp).

Cuisineer mélange pas mal de genre pour en faire une expérience originale. Il y a bien entendu la cuisine, mais aussi des donjons, du « craft », et tout cela sur une boucle « temps » journalière. Le temps défile avec la journée qui débute au réveil le matin, et qui finit vers 23 h au plus tard ou quand on décide ce coucher. La semaine fait 5 jours, une saison fait 20 jours et l’année fait quatre saisons. Le calendrier indique les journées spéciales ou tout autre évènement qui est important. Aller dans un donjon consomme une journée qu’on y reste 5 min ou 2 h. Il est bon de noter que chaque journée apporte son lot de variété : tous les PNJ ne sont pas toujours présents en ville, les shops ne sont pas ouvertes H24, parfois un vendeur n’est là, et il arrive qu’il y ait des « modes » passagères par exemple avec un aliment phare, un plat du moment, ou des journées spéciales comme celle du printemps, des marchands itinérants, etc. La gestion du planning va donc plus loin que simplement « il s’est passé un jour ». Il est important d’avoir cela en tête.

Concernant la cuisine à proprement parler, le concept est simple. On débute avec un point de cuisson unique sans possibilité de préparer plusieurs plats à la fois (une marmite), peu de recettes, et quand un client entre dans le resto, au bout de quelques secondes, il indique ce qu’il veut manger. Il suffit d’aller sur le point de cuisson, et lancer la préparation. La recette nécessaire est cash mini en évidence, il faut quelques secondes pour que le plat soit prêt et soit stocké sur le comptoir tout seul. Le client récupère alors son plat, mange et se dirige ensuite en caisse. On va récupérer nos sous et merci au revoir. La boucle est assez simple, d’autant qu’en début d’aventure, on n’a qu’une casserole, et qu’on ne peut préparer qu’un seul plat à la fois et surtout : on n’a qu’une table et une chaise. A noter qu’il existe différent type de clients, plus ou moins pressés, qui attendront plus moins moins longtemps leurs commandes et ains de suite. Le temps défile, et la journée comporte trois créneaux principaux : repas de midi, gouter/café/thé et diner le soir pour finir. Midi et soir déclenchent des heures de pointe où cela peut vite devenir un rush à la longue. Pour être à même de proposer des plats, il faut forcément des ingrédients et cela se passe dans les donjons !

L’intégralité des composants de cuisine s’obtient sur le terrain, en massacrant des ennemis en masse. Que ce soit des poules pour obtenir des œufs, des animaux pour la viande, des arbres pour obtenir des fruits, des tomates pour avoir… je vous le donne en mille des tomates, etc., tout est bon à prendre. Sachant qu’il y a de nombreux éléments de décors qu’on casse pour obtenir différents types de pierre ou de bois par exemple. Pas besoin d’outil pour farmer spécifiquement, chaque adversaire donne un ou deux aliments définis, et les différents types de pierre/bois se trouve dans des biomes différents. À force, on sait où aller pour chercher quel ingrédient et un lexique ergonomique donne toutes les informations nécessaires. La prise en main est rapide, et semble simple avec une attaque basique, le dash (qui sert à esquiver, aller plus vite, mais aussi franchir certains obstacles) une spéciale (sur temps de recharge) en plus de l’accessoire (jet d’assiettes, poivrières explosives, etc.), mais entre certains ennemis qui arrivent en masse, des pièges à tout va, et les capacités ennemies (qu’on interrompt en les frappant, ni plus ni moins), etc. on a vite fait de prendre cheros et là c’est le drame. Derrière ses apparences kawaii, Cuisineer peut vite nous laisser sur le carreau si on gère mal un combat. On perd quasi tout ce qu’on a looter si on meurt (on concert 3-4 slots), retour dans notre lit et journée perdue ! Bien entendu, la pierre de TP permet un retour au bercail les sacs pleins, mais il faut plusieurs longues secondes pour l’activer, et ce, sans prendre le moindre coup (et pas mal ont des attaques distantes).

Quand on couple cela a un inventaire vraiment short (10 emplacements), on fait pas mal d’aller-retour au début, et on stocke les vivre danse le frigo et les composants dans notre coffre. Côté stuff, l’arsenal comporte quelques objets fun comme des armes en forme de poisson, une brochette à kebab, etc. et à chaque fois l’attaque spéciale secondaire varie forcément. Les accessoires idem. Le système de loot et de stats reste assez simple avec quelques buffs/débuffs classiques. Retour à la maison, et maintenant à nous de décider : nouveau service pour rentrer un peu de cash ? Retour en donjon ? Sachant que les deux sont nécessaires par alternance quoi qu’il arrive. On décide ce coup-ci de dépenser un peu notre cash pour ajouter quelques tables rapidos et enchainer avec un nouveau service pour remplir les caisses. Entre-temps, des habitants de Paell nous sollicite (selon notre réputation, augmentée par les services, un genre d’EXP) en nous demandant de l’aide en leur fournissant des composants bruts (bois, pierre, loot ou nourriture) voir de leur offrir des plats cuisinés (10 pizzas, etc.) débouchant à chaque fois sur une nouvelle recette. Pour débloquer un nouveau donjon, il faut éponger une des dettes (2000 po, puis 10 000 puis 70 000, etc.), car ouais, l’huissier revient régulièrement.

En fait, on est vite pris dans une boucle : j’ai du cash, est-ce que je m’achète/améliore de l’équipement (arme ? Armure ?), ou j’améliore mon sac par exemple ? J’améliore mon resto (plus de place au sol, plus d’emplacement sur le comptoir, pour les frigos, pour les espaces de cuisson) nécessitant aussi du bois et de la pierre avec ? Est-ce que j’équipe mon resto ? Plus de tables/bancs, etc. ? Plus jolie ? Ou est-ce que j’améliorer carrément mon four (plus de place en préparation en parallèle en plus de pouvoir cuisiner des plats de plus haute qualité, symbolisée par les étoiles) ou mon plan de travail, j’ajoute un wok, etc. Je manque de cash, mais ai-je assez de compos pour cuisiner pour lancer un service ? Ou j’ai besoin de composants donc je vais en donjon ? J’ai du cash et de la compo, donc je réponds aux demandes de mes clients en leur fournissant le nécessaire ? J’améliorer la capacité du resto, du coup je farme pour les améliorations de son mobilier : plus de banc, plus joli, nouveau frigo, grill ajouté, etc. cela ressemble d’ailleurs à un peu à Animal Crossing pour la déco intérieure pour le coup.

Plus on avance, plus le resto s’agrandit, plus on va devoir gérer de client et commande à la fois, avec les encaissements, etc. sachant que des fois, certains tentent le resto-basket il faut donc les intercepter en cours de route. On a beau avoir une espèce de routine qui se dessine dans le fond, on en est en réalité à faire régulièrement autre chose. On aborde chaque journée différemment et le planning défini entre une nouvelle fois en compte : on nous annonce une journée avec forte demande en viande dans deux jours, on organise une session farm dans le donjon où on sait qu’on en récolte une blinde pour être prêt le jour J et récolter un maximum, etc. À côté de cela, le petit village abrite quelques PNJ dont les marchands spéciaux offrant souvent en vente exclusive et temporaire des objets rares. Les jours « normaux » on prévoir nos activités selon les besoins du moment : cash ? craft ? farm ? etc. et surtout, comme vous l’avez compris : on cadence nous-mêmes notre progression en choisissant l’amélioration maximale de notre resto, en prio, le déblocage de nouveaux donjons en payant nos dettes, les deux en alternance, etc.

Du coup, quand on lance le jeu, c’est comme tirer une pelote de laine … on se connecte pour faire un petit donjon, puis « oh tient, un journée service rapidos » qui devient « ha bah là je peux lancer une amélioration, allez je fait ça je me casse » qui arrive sur « oh tiens, nouvelle recette et proposition de quête, c’est rapide ça » et de fil en aiguille, 2h30 se sont passées … et c’est comme ça à chaque fois !

Cuisineer joue la carte de l’expérience chill, coloré, à la DA enfantine, mais derrière se cache un titre redoutable. Les sessions rapides ne le sont jamais, et les heures s’enquillent à une vitesse folle. On est pris dans cette spirale infernale alternant farme, service, amélioration de restos à tour de rôle avec une telle adhérence à la formule pourtant simple. Disponible à un prix vraiment contenu (29,99 euros) c’est clairement une aubaine. Sur PS5, c’est stable, propre et clairement bien fini. Le rapport qualité/prix/temps de jeu est imbattable.

Laisser un commentaire