Netease avait une idée bien en tête en sortant Marvel Rivals : se baser sur Overwatch pour en proposer sa propre vision et ce fut une réussite. Aujourd’hui, le géant chinois tente le même coup d’éclat avec Fragpunk avec cette fois-ci comme référence Valorant et même si le bilan sera un poil plus contrasté dans le cas de Fragpunk que Marvel Rivals, il y a de l’idée ! C’est signé Bad Guitar Studio!
Fragpunk est un shooter orienté recherche et destruction à la façon des CS et Valo où deux équipes de 5 joueurs s’affrontent avec une team devant faire péter l’objectif (A ou B), tandis que l’autre doit empêcher la bombe d’exploser. Pour remporter la victoire : poser (et réussir à faire exploser) la bombe ou la désamorcer ou alors plus radicale en éliminant l’équipe adverse. L’idée est classique et le concept vu et revu depuis des décennies. On dispose de plusieurs héros, appelés des Lancer, disposant chacun de plusieurs capacités propres, avec à chaque fois un rôle ou archétype associé : certains possèdent des facultés de soins ou buffs, d’autres sont dans le contrôle, etc. Là aussi, c’est du classique du héros shooter. On a des impressions de déjà vue sur quelques talents, mais le charadesign est franchement cool. par contre, le pool de héros dayone un peu faiblard, espérons en voir vite d’autres débarquer (bon ok, EA en cours ça va surement être le cas).
À la différence des Valo & co où il faut accumuler du cash pour obtenir un meilleur équipement de manche en manche, Fragpunk prend le parti de nous filer l’accès à tout l’arsenal d’entrée de jeu ! Au moment où on sélectionne notre héros, on se constitue un preset direct avec un fusil principal (AR, riotgun, SMG, etc.), une arme de poing et une arme de jet. Avec nos trois talents de héros, le nombre de possibilités est assez énorme pour le coup. On veut direct prendre le plus pétoire ? Faisons nous plaisir.
Là où Fragpunk joue, sa carte (quel jeu de mots) se situe au début de chaque manche : chaque camp voit trois cartes afficher avec chacune un effet différent (plus de pv, des effets sur les shoots, des bonus passifs) qu’il est possible de reroll moyennant finance. Chaque joueur vote pour une carte, et l’équipe gagnera l’une d’elle avec ses effets pour la manche en cours. Le deck de chaque joueur est faible quand il débute (une 30 ou 40aine de cartes) mais il y en a plus de 100 à débloquer au total, donc plus un joueur progresse plus sa contribution à la pille de pioche sera grande/meilleure. Si certaines donnent des bonus classiques et dans la norme, d’autres sont plus délire : ponte d’œuf redonnant de la vie ou ennemis à la tête énorme pour s’adonner plus facilement aux headshots, mais attention, ce bonus ne dure pas toute la manche donc même si certains effets semblent waouh, encore faut-il craquer la carte au bon moment et performer dans la foulée ! En plus de la dimension stratégie (choix des héros, collaborations sur le terrain, complémentarité dans l’équipe) s’ajoute une petite touche de chance avec les cartes choisies aléatoirement, et celles-ci (sans être imba) peuvent donner un petit avantage non négligeable sur le terrain.
La prise en main se veut plus accessible que Valo et CS Go avec une touche un peu plus arcade (façon Fortnite, sans tomber dans la simplicité extrême) offrant des joutes dynamiques à souhait. Les parties sont nerveuses, les joutes explosives, et on enchaine les game avec plaisirs. Il y a déjà des types ultras chauds en partie, mais j’ai trouvé globalement Fragpunk plus accessibles et moins punitif sur les premières parties en tout cas que la concu. Cela reste tactique dans le fond, mais les parties ne sont pas statiques, ça rush un peu plus, c’est moins dans le strafe uniquement, bref, on reste en mode R&D, mais avec une tendance à foncer sur l’objectif assez vite.
Le truc appréciable (mais habituel à présent) : son format F2P comme la concurrence et un aspect cash shop 100 % esthétique. Il y a bien un moyen de débloquer tous les agents d’un coup, en posant un petit billet, mais tout se fait sans problème en jouant. Côté boutique, on retrouve des skins pour personnages, armes, des bannières pour le profil et tout le bazar habituel. Concernant le season passe, là aussi on est en terrain connu : on y a tous accès, mais quelques paliers offrent des bonus à ceux qui ont payés le passe (quelques tenues exclues). L’aspect technique est solide avec des performances de hautes volées même avec raytracing, effets Lumen et preset ultra où le framerate était cappé par mon écran 144 Hz avec la vsync sans problème (3440×1440) ! Si on active le framegen, le compteur fps explose ! Le tout avec un rendu propre et une stabilité hors pair. La DA est flashy, le monde est coloré, c’est réussi dans l’ensemble. L’ergonomie des menus par contre est un peu fouillie par moment, et manque de précision.
Sur le papier, Fragpunk joue sur un terrain connu, mais ces quelques différences et son gameplay un peu plus nerveux lui donne un avantage certain. Dispo uniquement sur PC pour le moment en accès anticipé, on a hâte de voir une version console débarquée et le rythme de MAJ/ajouts de contenu à présent. La base est là, à bad Guitar de faire le nécessaire pour maintenir la communauté en vie.