5 décembre 2025

Oblivion Remastered sur PS5 Pro, on y est

The Elder Scrolls, une licence dont la renommée n’est plus à faire, s’imposant au fil des épisodes comme l’un des cadors du RPG occidental. Alors que TES VI est attendue depuis une paire d’années après son teasing en 2018, c’est l’un de ces opus phares (le 4) qui revient sur le devant de la scène pour nous faire patienter dans une version remastérisée : Oblivion !

Des semaines à attendre son officialisation, si les fameux leaks étaient vrais, et voilà, depuis une dizaine de jours, le Messie tant attendu est arrivé et dire que le succès n’est pas au rendez-vous serait un sacré mensonge. Il faut dire que le titre âgé de quasi 20 ans est considéré comme l’un des tout meilleurs RPG du siècle. Changeant surtout sur la forme, Oblivion Remastered permet de (re) découvrir ce mastodonte sous ce meilleur jour grâce à Virtuos.

L’histoire ne connait aucune modification et reste la même valeur sûre découverte dans les années 2000. Notre avatar débute dans un cachot et très rapidement, il se retrouve en compagnie de l’Empereur Uriel Septim VII. On assiste à sa tentative d’assassinat et juste avant de rendre l’âme, le dirigeant nous confie une mission de la plus grande importance : retrouver son fils illégitime et le conduire au trône, nous avouant croire au destin et que notre rencontre est tout sauf le hasard. Manque de bol, le culte démoniaque ayant atteint à la vie d’Uriel a eu connaissance de l’existence de Martin Septim et se met à sa poursuite, ouvrant les portes vers l’Oblivion, un monde cruel et démoniaque dont le culte tire sa puissance. Cyrodill est en danger et attend son sauveur… et comme par hasard, ce sauveur, c’est notre avatar ! L’histoire de succession et d’artefact légendaire, de monde qui envahit le nôtre, tout reste à l’identique à 100 % (contenu de base comme DLC) dans cette version Remastered.

Le même, en plus beau

Par contre, si le fond reste le même, la forme change de son côté avec une refonte visuelle totale. Habituellement, qui dit remaster dit petit coup de polish ci et là, définition rehaussée sans pour autant faire subir au titre un ravalement de façade complet. Ici, le passage sous UE 5 se fait sans réel encombre et la beauté de cet univers prend un sacré up dans les dents. Sans atteindre le statut de vitrine Tech en 2025, Obllivion Remastered connait une seconde jeunesse qui lui donne une tout autre dimension. Tout a été remodelé et refaçonné pour correspondre à minima aux standards de notre époque, et en toute franchise, si on se limitait à l’aspect purement visuel, il serait difficile de dire que le titre fêtera bientôt ses 20 ans… Les textures jouissent d’une qualité bien supérieure à ce qu’on a connu en 2000 et quelques, tout comme la finesse de l’image plus globalement, la végétation plus fournie aux mouvements plus authentiques, sans oublier les jeux d’ombres et lumières, le charadesign, etc. Que ce soit en intérieure ou en dans la nature et en ville, on sent assurément la seconde vie offerte à Oblivion par Virtuos. Sur l’aspect technique, on penche même plus du côté du remake que du « simple » remaster, avec un vrai travail de fond et une refonte qui fait un bien fou.

Sur console, on dispose de deux presets avec les fameux et habituels qualité d’un côté privilégiant la définition native et le preset et en face performance avec une priorisation du framerate et des 60 fps. Dans les deux cas, Oblivion Remastered brille et affiche sa nouvelle parure du plus bel acabit. D’un point de vue stabilité par contre, il arrive qu’on ressente quelques chutes de fps ou très légers ralentissements sur le mode 60 fps. C’est rare, mais cela arrive, et ce même sur PS5 Pro. A noter l’absence de mode HDR sur console tout du moins (pas testé sur PC).

Les menus et interfaces ont eu le droit à un petit coup de bistouri aussi afin d’être un peu plus clairs et ergonomiques, grâce à un habillage modernisé sans pour autant dénaturer ses racines. Cette UI fait un peu plus penser à Skyrim par exemple, tout comme le level up et sa répartition des stats. Quelques animations ont le droit à leur apparition, afin de là aussi rentrer plus dans les standards du moment. Un peu de modernité, niveau confort, également est au programme avec l’arrivée du sprint par exemple, des combats plus fluides et agréables, les voyages rapides, un suivi des objectifs plus simple, etc. Virtuos a quand même amélioré pas mal de petits points qui mis bout à bout apportent un sacré confort. À l’inverse, on retrouve des animations parfois un peu raides, surtout visibles avec la vue à la troisième personne, ou quelques bugs de l’époque toujours présent. Pire encore, il arrive que certains scripts n’aillent pas jusqu’au bout, qu’un PNJ se bloque bêtement face à une caillasse, ou d’autres choses du genre, pour qu’on se retrouve à devoir charger une sauvegarde précédente pour pouvoir continuer l’aventure. Heureusement, on a aujourd’hui une quick save et plusieurs emplacements de saves pour pouvoir revenir au bon moment… sinon, ce serait la frustration puissance 1000.

Un corps de jeune, un cerveau de vieux

Le système de combat reste très classique également, sans pour autant être mauvais. Pour le coup, on voit bien que le nom de Remastered n’est finalement pas si usurpé et que nommée le jeu Remake n’aurait pas été possible. L’IA reste clairement en retard aujourd’hui, que ce soit les ennemis ou les PNJ alliés… j’ai frappé par erreur un palefrenier et un garde était non loin… il m’a coursé non-stop durant 15 mn à travers toute la map… Quand on doit escorter Martin au monastère tout au nord, ils se sont coincés lui et Jauffre dans du décor, je recharge la partie, Martin a bien atteint l’objectif (avec du mal… et un temps monstre nécessaire pour qu’il ne décroche pas) et Jauffre non… résultat ? On était coincé dehors, allez on reload la sauvegarde ! Les temps de chargement sont assez nombreux, même si court, cassant parfois l’immersion et le rythme. Cela fait malheureusement parti du jeu quand on est sur un remaster. Dernier sujet qui « fâche » : la perte totale de la VF intégrale du jeu de base. Quand on voit que la bande son revient finalement dans sa version d’origine sans retouche, on aurait espérer retrouver aussi cette VF, mais non. Le seul doublage dispo est l’anglais, avec des STFR. Même si elle était loin d’être inoubliable, le choix opéré par Virtuos peut paraitre étrange…

Niveau contenu, Oblivion Remastered nous en donne à foison avec le jeu de base, mais aussi les DLC intégrés directement à cette réédition 2025 évitant un autre passage en caisse. Ce sont des dizaines et des dizaines d’heures de jeux qui attendent ceux qui se replongeront dans ce mastodonte avec la volonté de tout poncer. Des jeux aussi riches et généreux, et qui réussissent à nous fédérer toujours autant même après deux décennies, ils ne sont pas nombreux. Avec plusieurs difficultés, qu’on change à la volée même en plein run, chaque profil de joueur devrait donc y trouver son compte.

Oblivion est un monument du RPG, et pouvoir s’y relancer aujourd’hui dans de telles conditions, c’est forcément un grand oui. Même si sa nouvelle esthétique pourrait nous faire penser qu’on est finalement face à un gros remake, le fait de retrouver des bugs et problèmes datant de l’ancienne version, un gameplay peu retouché et la rigidité d’antan par moment nous rappellent qu’on est bien sûr un remaster, mais un remaster XXL hein. Que faire de tout cela ?! L’histoire racontée est toujours aussi fascinante et ce monde n’attend que nous pour le visiter et participer à son évolution. Remis dans le contexte de sa sortie en 2006, on se rappelle de l’avancée qu’il avait et de la claque qu’il a mise à la concurrence à ce moment-là. Les nostalgiques y trouveront assurément leur compte, et ceux qui n’ont jamais connu ce hit en puissance ont à disposition la meilleure version pour s’y frotter. Le prix affiché, 54,99 euros (65 avec quelques dlc esthétiques, un artbook et l’OST numérique), ne me parait du coup pas déconnant du tout, et c’est dispo dans le Gamepass PC/Xbox en plus de cela. 

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