5 décembre 2025

Age of Empires II Definitive Edition : entre portage Playstation et nouveau contenu

Après Age of Mythology, c’est un autre cador du jeu de stratégie en temps réel qui arrive sur PlayStation 5 avec un tout nouveau contenu téléchargeable : The Three Kingdoms. Je parle bien sûr d’Age of Empires II : Definitive Edition, dont le portage sur console se fait d’ailleurs en douceur. Voilà une raison supplémentaire de se replonger dans ce titre de légende qui traverse les âges avec une telle aisance.

Pour beaucoup, c’est grâce à la licence de Microsoft que le genre du RTS a été découvert, et elle reste aujourd’hui l’un des jeux de référence, voire LE titre à faire. Pour ma part, AoE II figure parmi les indispensables, avec Warcraft II et Red Alert. Forcément, la remise au goût du jour d’Age of Empires II, avec une arrivée console accompagnée en plus d’un DLC dédié à la légende des Trois Royaumes (l’histoire contée par Dynasty Warriors)… Inutile de m’en dire plus pour me convaincre de prendre la manette et repartir sur plusieurs dizaines d’heures de jeu.

Age of Empires est un jeu de stratégie en temps réel dans lequel on commence très loin dans l’histoire et dans lequel on traverse les âges, via plusieurs dizaines de campagnes/civilisations suivant une trame assez similaire et avec des mécaniques assez proches les unes des autres. Il y a toute une gestion de construction/ressources, l’évolution de notre campement, les recherches de nouvelles technologies et les batailles à grande échelle. Prenant et addictif, le gameplay d’Age of Empires est une pépite et s’y lancer équivaut à signer un contrat dans lequel on renonce à des journées et soirées entières, pour s’adonner à ce jeu grandiose.

Pour vous donner une idée, j’ai pourtant bouffé toutes les versions d’Age of Empires par le passé, et quand j’ai reçu mon accès sur la version PS5 et que la campagne tutoriel de Wallace (Écosse vs Angleterre) s’est lancée, j’ai passé plus d’une heure sur chaque mission à peaufiner ma base, développer chaque technologie disponible, pour aller ensuite écraser mon ennemi et raser son château. Alors qu’en allant en ligne droite, il m’aurait fallu moins de la moitié de mon temps, disposant déjà d’une armée suffisamment puissante pour conquérir leur terre… Mais hors de question de ne pas y aller à fond, haha. À ce rythme-là, avec 25 campagnes disposant chacune de plusieurs missions, avec des scénarios personnalisés, des missions annexes, sans oublier les escarmouches (bataille contre l’IA et/ou d’autres joueurs), vous vous rendez compte très vite du nombre d’heures nécessaires pour explorer le contenu proposé par cette édition. Rien que pour le solo, cela dépasse aisément la centaine d’heures…

La boucle de gameplay est très simple : on débute notre partie avec une simple bâtisse où se regroupent nos paysans/citoyens de base auxquels on demande de récolter du bois et de la pierre pour construire des maisons, puis un atelier de bucherons/mineur, puis un moulin pour gérer et approvisionner les fermes alentours (qu’il faut aussi monter). Chaque paysan se voit attribuer une tâche, et il est possible de gérer les priorités via quelques menus circulaires. S’ensuivent un port pour les bateaux de pêche, une caserne pour les fantassins, une écurie pour les cavaliers et une archerie pour les … je vous le donne en mille … archers. Des améliorations sont possibles en échange de composants (nourriture, or, pierre, bois, etc.) pour renforcer les statistiques de nos soldats via des armures renforcées, mais aussi augmenter la capacité de récolte de nos paysans en les dotant de brouettes, par exemple. Depuis le bâtiment central de notre base, une option permet de passer à l’âge suivant et coûte un peu plus cher que les autres améliorations. Cela débloque notamment les constructions en pierres, qui remplacent nos palissades et la porte en bois. Nous obtenons alors de beaux remparts de briques, qui deviennent ensuite de vraies fortifications, et nous donnent accès à d’autres nouvelles constructions comme un château, une forge ou un atelier d’engin de siège. De plus, chaque plot déjà en place (écurie, caserne, etc.) voit de nouvelles unités s’ajouter. À l’image d’un Civ, ou tout autre 4X, ce sont l’évolution et l’avancée dans le temps qui apportent les nouveautés et les nouvelles technologies.

Chaque civilisation jouable dispose de sa propre campagne et de sa propre histoire, avec des cut-scènes sous forme de vignettes, peintures, pour illustrer l’objectif du moment, pour nous donner le contexte. Le panel d’objectifs est assez varié, suffisamment en tout cas pour nous donner envie de tout faire. Il y a également des cartes distinctes, des environnements et des biomes différents, sans oublier des charadesigns, des skins et des unités/bâtiments propres. L’armée écossaise en plein Moyen Âge ne présente pas la même identité visuelle que l’armée chinoise quelques centaines d’années après J.-C., par exemple.

Sorti il y a plusieurs décennies au clavier et à la souris, Age of Empires a été entièrement détourné à la manette. Il n’est pas le premier RTS à passer d’un monde à l’autre, et même si tout n’est pas parfait, la prise en main est validée dans la très grande majorité des cas concernant Age of Empire II Definitive Edition sur Playstation 5. Il suffit de se lancer dans le tutoriel et de terminer la première campagne pour découvrir la logique AoE sur pad, avec une prise en main assez intuitive et ergonomique. Le curseur se déplace avec le joystick gauche tandis que le droit gère la caméra. On sélectionne une seule unité en cliquant dessus, alors qu’un double clic verrouille toutes les unités du même type, et qu’un maintien sur la croix génère une zone s’élargissant avec le temps pour englober tout ce qu’elle entoure. Avec la croix directionnelle, on peut sélectionner en un seul clic tous les paysans, toutes les unités militaires ou encore tous les moines, par exemple, tout comme l’accès au forum, notre bâtiment de base qui sert de centre de commandement.

Pour tout ce qui est construction, recherche de technologies, génération d’unités, etc., tout passe via des menus radiaux, et la gestion de chaque atelier, du marché, du moulin, etc., est identique après l’avoir préalablement sélectionnée. Au final, une fois la logique bien assimilée et prise en main, tout fonctionne à merveille. La sélection d’unité est par contre parfois un peu plus compliquée. Le joypad, bien qu’il soit réactif, n’a pas toujours la précision et la rapidité d’une souris. De plus, quand on ne veut pas sélectionner toute notre armée, mais seulement une partie bien précise, le cercle n’est pas aussi pratique qu’une sélection manuelle, comme on peut le faire à la souris, en rectangle, etc. Mais là aussi, c’est plus pour le signaler qu’autre chose (et rien ne nous empêche de brancher clavier et souris à la console…). En solo, cela passe crème quoi qu’il arrive, mais en PvP, parfois c’est la dextérité qui fait la différence et donc selon le joueur en face, cela peut éventuellement se ressentir… car le titre est crossplay. Certains autres menus (d’accueil, de pause et les options) sont assez old school et auraient gagné à être un peu revus et améliorés. Ce n’est toutefois pas grave. Petit plus : dans Forgotten Realms, nous avons le choix entre une interface utilisateur (UI) simple et une seconde, avancée, afin d’avoir accès directement à plus ou moins d’options et de fonctionnalités selon nos envies. Dans les grandes lignes, la version console est plus que valide et fonctionnelle en tout cas.

Age of Empires II DE arrive dans une version similaire à ce qui se fait sur PC, que ce soit en termes de technique, de contenu, de modes et de fonctionnalités, avec sa DA atypique, une localisation du doublage et des ST similaires, etc. Aujourd’hui, un tout nouveau DLC intitulé The Three Kingdoms est également disponible. Ce contenu est dédié à une période phare de l’histoire de la Chine, la bataille des Trois Royaumes et les fameux Turbans jaunes notamment. Cela parle forcément aux joueurs de Dynasty Warriors, entre autres avec les personnages iconiques comme Cao Cao, Liu Bei et consorts. Il s’accompagne de pas moins de cinq nouvelles civilisations et de nouveaux héros dotés de nouvelles compétences et de talents uniques. Bien entendu, cela implique également des biomes, des décors, des unités et des campagnes supplémentaire associés, et donc des heures et des heures de jeu. Les fans de musô de KT et de ces histoires légendaires de l’Empire du Milieu vont adorer revivre ces moments uniques avec Age of Empire.

Age of Empires est une licence de renom et pour beaucoup, le second opus est le meilleur. Le redécouvrir dans sa version définitive, avec sa pléthore de contenu, est un vrai plaisir, et le portage console (testé aujourd’hui sur PS5) cartonne. Et quel plaisir de voir un nouveau DLC conséquent débarquer ! Microsoft continue de mêler nouvelles licences (ou épisodes) et revisites de ses anciens hits pour toucher un public toujours plus large grâce à sa stratégie s’ouvrant sur des plateformes non Xbox. Les amateurs de RTS vont adorer cette édition définitive sur console, qui est une réussite et qu’il ne faut pas manquer si vous ne l’avez pas déjà faite sur PC. Le bilan est le même pour le DLC Three Kingdoms.

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