Le marché du simulateur a de beaux jours devant lui, avec un panel de domaines touchés de plus larges, et voilà que depuis le 7 mars dernier, c’est conducteur de taxi qui s’ajoute à la longue liste existante avec Taxi Life A City Driving Simulator. Direction Barcelone pour monter notre propre business, pour le meilleur, mais aussi le pire.
Simteract nous amène en pleine capitale catalane gérer notre société de taxi et cela commence par le choix d’un logo, blase et « créer » le chauffeur. Avant d’être lâché en pleine nature, on passe quelques examens afin de prendre en main le gameplay avec la base de la conduite : allumer le moteur, desserrer le frein à main, la gestion des clignotants ainsi que les manœuvres classiques comme se garer, un créneau, et le demi-tour en trois temps. On découvrira plus tard, en jeu, quelques autres options peaufinant la recette.
Les acquis assimilés, on récupère notre premier client et on atteint sa destination afin d’encaisser la première course. Avec l’argent gagné, on nettoie le véhicule (intérieure comme extérieure), on fait le plein (électrique ou carburant) ou on passe au garage réparer les dégâts et problèmes mécaniques. On accède à la carte de la ville où on aperçoit de nombreux points d’intérêt : clients, accidents, bouchons et j’en passe. On détermine la prochaine activité, on s’y rend, on remplit le contrat et ainsi de suite. On enchaine les courses pour faire du cash, et faire grandir notre boite. La boucle de gameplay est assez simple, mais on découvre plusieurs nouvelles petites facettes au fil des minutes (heures) qui défilent.
On détecte ci et là des monuments et emplacements importants de Barcelone qui nous donne de l’expérience, qu’on cumule de la même façon que lorsqu’on remplit les contrats. On y investit les points dans différents arbres de talents avec des dépenses amoindries pour l’essence/électricité, des nettoyages plus rapides et ainsi de suite. Le temps c’est de l’argent, et chaque économie est bonne à prendre afin de pouvoir investir ensuite dans des pièces pour notre taxi, en changer pour des voitures plus spacieuses, luxueuses et ainsi de suite. Avec le temps, le montant gagné lors de chaque course augmente, c’est un tout va : plus on est réputé et efficace et plus on facture !







Chaque course diffère, et le bonus et les chances de pourboires varient selon notre conduite et la jauge de patience de notre client. Ne pas respecter le code de la route par exemple joue des tours, rouler trop lentement ou rapidement agace notre passager, tout comme le fait de bruler les feux, conduire dangereusement et ainsi de suite (sans compter sur le fait qu’être surpris par la police en pleine infraction coute de l’argent…), le pire étant quand on a un accident !
La base tourne, on commence à avoir un beau petit pécule de côté, on a déjà changé de voiture pour gagner en confort, il est alors temps de prendre de l’envergure et cela passe par quelques investissements bien sentis et du recrutement. On embauche des conducteurs, mais attention, car bien chacun affiche une force, il possède toujours une faiblesse pour contrebalancer. On assigne chaque pilote à une zone/un quartier, et roulez jeunesse. Chaque employée fait sa vie, et ramène de l’argent en fin de journée (car oui, il y a un cycle jour/nuit, des heures à gérer sur les contrats, etc.). Mais bien entendu, on ne fait que ramasser du cash, on a également des dépenses comme les frais d’entretien des voitures, l’essence/élec et ainsi de suite.
La partie business est assez classique, mais suffisante. La partie conduite commence doucement, et par la suite on doit gérer le confort de nos passagers. Cela parait bête, mais des options comme ne serait-ce qu’ouvrir/fermer les fenêtres peut rendre une course plus agréable et donc voir un pourboire tomber en bonus, allumer ses phares en pleine nuit, etc. Côté conduite, la base est assez arcade avec une prise en main rapide. La conduite en milieu urbain est agréable, chaque voiture a des comportements assez différents que ce soit pour l’accélération, la puissance de freinage et j’en passe. Que ce soit en vue d’extérieure, ou en intérieure où on gagne un peu en immersion (avec le GPS qui remplace la minimap quand on pilote en vue externe par exemple), on y trouve notre compte. On change de station radio, on répond à nos clients, etc. La formule reste assez soft, mais l’expérience globale est originale et chill !
Visuellement, Taxi Life se montre assez inégale avec une bonne reproduction/fidélité de notre véhicule ce qui n’est pas le cas des autres autos à proximité. La ville est vivante, cela bouge de partout, on a le droit à quelques décors assez jolis, un cycle jour / nuit ayant son effet sur les effets de lumières par exemple, les reflets sur le véhicule etc. Sans être une vitrine et exempt de tout défaut, Taxi Life sans sort relativement bien. Sur le Steamdeck, on arrive assez facilement à atteindre les 50-60fps mais cela se fait au prix d’une qualité bien amoindrie.
Si on n’avait qu’un seul vrai reproche à faire, notre choix se porterait sur l’IA qui est clairement insuffisante, et surprenante, mais pas dans le bon sens du terme. À de très nombreuses reprises, on ne comprend pas le choix fait par les autres conducteurs : le feu est vert, et la voiture avance de 10 m pour ensuite caler. Sur une portion limitée à 50, le véhicule sur la voie de gauche ne dépasse pas les 30 km/h. Pire encore, on voit régulièrement des conduites dangereuses, incompréhensibles comme un véhicule se déportant violemment sur un autre créant un carambolage monstre sans raison ! On rencontre d’autres situations relevant plus du bug comme des demandes clients de fermer les fenêtres alors qu’elles le sont déjà, des têtes qui dépassent du toit de notre bolide, des montants de courses incohérents (une première course, de 10 min, pour gagner 3x fois que celle d’avant compléter en faisant juste demi-tour).
Taxi Life : A Driving City Simulator est loin d’être parfait, mais rien d’insurmontable à corriger. La base est suffisamment robuste, et le contexte original, pour trouver sa clientèle. Il y a de bonnes idées et des mécaniques d’apparence simpliste, mais qui font le taff au final, mais les soucis de finition gâchent la fête. Avec quelques patchs, Taxi Life sera certainement plus séduisant qu’il ne l’est aujourd’hui. Espérons que Simteract réponde présent.