Petite curiosité du moment, Dungeon Stalkers débarque dans un peu plus d’un mois en accès anticipé (le 13 aout) sur PC. Il s’agit d’un donjon crawler, en ligne, couplant PvP et PvE… en accès playtest il y a quelques jours, j’ai pu faire quelques parties rapides (je me suis un peu foiré sur les jours de jeu, et mon calendrier donc mon expérience reste ultra légère) et partage donc un premier court avis.
La production de ONEUNIVERSE nous plonge dans un univers dark fantasy où les joueurs, après avoir choisi une classe parmi plusieurs (les classiques de la fantasy) partent nettoyer des donjons entachés par des engeances maléfiques en tout genre, avec des sorcières balançant des malédictions pour en rajouter une couche. Le but est simple : survivre à toutes ces menaces, accumuler du loot et réussir à s’extraire. Sur le papier, Dungeon Stalkers est un extraction game en somme des plus classiques, sa réelle première différence est son penchant RPG classique, alors qu’on est plutôt habitué à des shooters, voir à présent des RPG hack’n’slash avec par exemple Vaulbreakers, Legacy Steel & Sorcery ou encore Project Pantheon. Dungeon Stalkers tape dans le RPG à l’ancienne, comme du Dragon Dogma 1 ou simili avec une classe habituelle du JdR, une vue à la troisième personne de dos, et un gameplay en somme classique pour du RPG de ce format-là., parfois « rigide » mais loin d’être mauvais.
Comme toujours, le but d’une extraction est de s’en foutre plein les poches, et se tirer avec son sac blindé pour « conserver » notre butin, mais il faut déjà s’équiper durant le run, tuer un max de monstre et ici, comptez sur la destruction au fil du temps de nos pièces d’équipements… de la sorte, on cherche à optimiser un maximum notre butin avant de s’échapper… et donc d’en ramasser encore plus que prévu sur le fil pour n’amener avec nous que du stuff valide, dans le meilleur état possible. Les malédictions jetées par les sorcières modifient l’environnement, les capacités ennemies, mais dans certains cas, on arrive à utiliser ces afflictions à notre avantage indirectement en usant les modifications pour s’en sortir et annihiler les menaces du moment. Et bien sûr, on n’oublie pas l’aspect PvP où on tombe sur d’autres joueurs, mais les créatures IA qui récompensent le mieux sont souvent de gros morceaux, forçant à coopérer… mais du coup, on est en permanence sur le qui-vive, se demandant si la coop va s’arrêter là, qui va donner le premier coup où si le tandem va perdurer dans le temps avant que chacun parte dans son coin.
Manette en main, je ne peux m’empêcher de ressentir un feeling oldschool. L’esthétisme du titre est pourtant assez joli tournant sur UE5 avec une touche asiatique poussant pas mal le charadesign et la morpho des personnages comme ils ont l’habitude de le faire, des effets de sorts au rendu efficace, etc., c’est plus dans les animations, la gestion des hitboxes, etc. que j’ai ce sentiment. Comme l’impression de faire face à un jeu qui a une ou deux décennies ayant eu le droit à un lifting XXL et pour le coup, même si cela peut surprendre, cela me convient assez. J’ai adoré les RPG action de cette époque/ère PS2 & 3 donc retrouvent ces sensations avec une forme plus années 2020, j’en suis. Côté contenu, on a le droit au traditionnel hub où se trouvent des PNJ/marchands divers, des quêtes dailys et le tout le package habituel des jeux services et/ou free to play du genre. À voir comment le tout prendra forme le moins prochain au lancement.
Cette première approche me concernant donne le ton, et en discutant avec quelques joueurs ayant suivi le jeu depuis bien plus longtemps, on me chuchote que le studio écoute sa communauté et peaufine pas mal de choses d’un playtest à l’autre et qu’en quelques mois, Dungeon Stalkers a déjà évolué dans le bon sens. Pour ma part, cela me rend curieux en tout cas, et je pense me lancer dans l’accès anticipé le mois prochain en ce sens. Affaire à suivre.