Quand Ninja Warrior s’ajoute des arènes, de la baston et du puzzle, le tout en équipe, c’est King of Meat ! La nouvelle production estampillée Amazon Games (produit par Glowmade) propose une offre alléchante et pleine de fun à plusieurs. La formule est simple, axée plaisir immédiat, et elle fonctionne immédiatement grâce à des composantes classiques, mais réussit. La petite surprise multi du moment ? King of Meat est bien parti pour.
King of Meat prend la forme d’un jeu TV où des aventuriers traversent des donjons et épreuves plus loufoques les uns que les autres : au menu : un peu d’exploration, beaucoup de baston et de la réflexion. Jouable solo, c’est bien à plusieurs que la formule King of Meat s’envole et génère ce plaisir simple, mais si fort. À l’image du célèbre Ninja Warrior, les candidats enchainent épreuves d’agilité et habilité sur des phases de platforming et parkour, afin de progresser et éviter un maximum de pièges, avec quelques puzzles et énigmes sur leur passage avant d’en découdre avec toute une horde d’adversaires qui n’ont qu’un but : nous stopper.
Une première mission solo sert de tutoriel afin de nous présenter les bases du gameplay et donner un aperçu de la richesse offerte par King of Meat. Prises une à une, les mécaniques semblent très simplistes et basiques, mais c’est bien dans le subtil mélange de l’ensemble que la formule décolle et fonctionne si bien. Entre les sauts (simple, double, prolongé) et le dash, la partie Platforming met nos réflexes à l’épreuve. La prise en main est assez simple et les premiers runs ne posent aucune difficulté. Dès lors que le joueur analyse bien l’environnement, et jauge bien chaque distance entre les plateformes, le timing de mouvement des haches et autres pièges qui s’activent régulièrement, avancer n’est pas difficile.
Il ne peut en rester qu’un
Pour l’aspect combat, là aussi King of Meat joue la carte de l’accessibilité rapide avec une attaque rapide pour générer des combos, les frappes sautées, les uppercuts pour faire voler les adversaires, les attaques sautées avec l’épée et le bouclier, sans oublier son arbalète pour les assauts distants. Un crâne de squelette tombe au sol après qu’on l’ait frappé ? Une arme en plus ! Une bombe posée non loin ? Faisons donc tout exploser. Pour la défense, on alterne l’usage du bouclier, les esquives et parades parfaites pour s’en sortir. Et l’environnement n’est pas en reste avec pas mal de subterfuges utilisables pour vaincre les hordes de skulls, trolls et consort qui se tiennent sur notre route.





À plusieurs reprises, des petites énigmes demandent de fouiller les alentours pour trouver un mécanisme à activer pour ouvrir une porte, exploser un mur, ou simplement actionner des interrupteurs pour débloquer un passage. Ce n’est jamais trop complexe, dès lors qu’on prend une petite seconde pour regarder autour de nous. Le socle de l’offre King of Meat est séduisant, avec une expérience à la cool qui n’a qu’un objectif : le plaisir du jeu. Il faut dire que face au charadesign des brutes (les joueurs), des avatars qu’on rencontre, et même du bestiaire, tout est fait pour provoquer un sourire voir plus. Les corps explosent, des particules sont projetées dans tous les sens, c’est parfois absurde et exagéré, mais c’est justement l’une des forces de King of Meat.
Le fond du jeu est relativement simple : empiler les succès, King of Meat restant un jeu service classique, où les joueurs enchainent les parties avec toujours une petite carotte au bout. Il y a une sorte de passe saisonnière inclut au jeu, avec une montée en niveau offrant quelques cadeaux comme de nouveaux skins pour le casque, l’armure ou les armes, de quoi customiser nos cartes de visite, des émotes, des défis journaliers, etc. avec toujours des cadeaux purement esthétiques. Enfin, différentes boutiques proposent encore plus d’articles, à acheter avec l’argent accumulé au gré de nos victoires. Au fur et à mesure qu’on utilise l’épée et que les victimes se succèdent, le niveau de notre arme évolue, donnant accès à des compétences spéciales (à temps de recharge, jusque 3 équipées) offrant encore quelques outils en plus pour anéantir les vagues de montres qui nous attendent.
Une session rapide, ou deux, ou trois …
Il existe de nombreuses épreuves orientées plus baston, ou agilité, avec à chaque fois différentes difficultés et cartes jouables, délivrant de base un contenu déjà assez conséquent, mais ce qui risque d’offrir à King of Meat une durée de vie « infinie » c’est son créateur de donjon et de partage communautaire. À l’instar d’un Little Big Planet ou DiRT 5, l’outil de création d’épreuves nous met à disposition tout le nécessaire pour laisser libre cours à notre imagination. Parti d’une page totalement blanche, le joueur choisit un thème unique pour l’ensemble de sa structure ou gère pièce par pièce, avant d’y placer pièges, interrupteurs, mécanismes, et les adversaires bien entendu afin de créer des niveaux endiablés. Du peu que j’en ai vu, les possibilités semblent être quasi infinies et totalement folles. Et pour récompenser les joueurs proposant des œuvres solides, un système de récompense se met en place afin d’offrir de nouveaux éléments de constructions, déco, etc. La durée de vie devrait donc en bénéficier grandement, avec de l’ajout de contenu en permanence.
Je suis personnellement fan de la direction artistique de King of Meat, et son ambiance déjantée. Comme déjà noté, c’est fun, c’est à la cool, c’est simple à prendre en main, mais finalement assez complet et l’aspect scoring de fin de partie pousse à tout donner pour tuer un max d’ennemi, looter un max de richesse, et exploser les compteurs pour être LE roi de la discipline.
Le concept est aguicheur, le fun répond présent, on se tape des barres en chaine, le concept est une sincère réussite générant sa dose de fun et le tout pour un petit prix : 29,99 euros. Parfois, cela fait du bien de retrouver une production allant à l’essentiel, sur laquelle on se lance sans se poser 15 000 questions, avec une narration complexe et riche, un truc où on ne cherche qu’une chose, de passer un bon moment, le temps d’un run rapidement ou finalement d’y passer la soirée avec quelques potes. Mission réussie pour King of Meat.