12 février 2026

Test Disgaea 7 Vows of the Virtueless : l’épisode parfait ?!

On ne présente plus l’iconique Disgaea, la licence TRPG de Nippon Ichi Software. On retrouve à chaque épisode un univers démoniaque déjanté à l’humour omniprésent, un chara design connue et reconnu, une nouvelle histoire et son lot de nouveautés. Disgaea 7 : Vows of the Virtueless n’échappe pas à la règle et nous délivre une œuvre complète, bien que complexe, et diablement addictive. Surement le meilleur Disgaea depuis un moment pour moi.

Disgaea 7 (on fait un peu plus court, ne m’en veuillez pas) nous amène dans le Sous-Monde d’Hinomoto, une version démone du japon féodal, où règnent showgun et code d’honneur des samurais : le Bushido ! On incarne en premier lieu Fuji, un renégat ne pensant qu’à une chose — le cash, l’oseille, quitte à bafouer toutes les règles qui régissent son monde. On découvre ensuite la seconde partie du binôme autour duquel l’histoire de Disgaea 7 va tourner : Pirilika. C’est une jeune femme, quelque peu rêveuse, qui souhaite par-dessous tout voyager en Hinomoto et découvrir la vie des bushis, les habitants du Sous-Monde, leurs spécialités culinaires, le château qui arbitre le régent, etc. Mais elle a une autre particularité : elle est pleine aux as, et ne semble pas être douée pour les affaires réglant tout à grande liasse de billets !

C’est la désillusion pour notre demoiselle lorsqu’elle découvre la réalité du monde d’Hinomoto en ruine, voulant du coup comprendre pourquoi une telle situation se produit tout en voulant rendre les lettres de noblesses à cet art respecté qu’est le Bushido. Fuji a du pif et est malin. Il se dit qu’il pourrait bien « aider » Pirilika afin de lui faire les poches et se faire des Hells (la monnaie locale) à foison au passage, mais c’est lui qui se fait avoir en bout de course en signant un contrat l’engageant auprès de sa nouvelle amie tant qu’elle n’a pas atteint son but : réunir les 7 reliques infernales, des artefacts redoutables et puissants !

Comme à la maison

Comme d’habitude, on découvre une histoire qui nous accroche dès les premiers instants avec une traduction FR de bonne facture. On retrouve la légèreté habituelle avec un casting mémorable, des fous rires en barre, des jeux mots improbables et une DA comme à chaque fois au top du top. Que dire des mimiques et grimaces lors des échanges totalement hors sol entre nos avatars ? C’est un truc que je kiffe spécialement chez Disgaea, cette facilité à partir dans tous les sens tout en gardant un fil conducteur, chapeau !

Manette en main, on retrouve la fondation tout ce qu’il y a de plus de « Disgaea » avec le hub servant de base, où on retrouve chaque PNJ, marchand, etc. habituels et les missions où la baston parle, le tout entouré de cutscènes du plus bel effet. On ne change pas une équipe qui gagne avec un gameplay TRPG tout ce qu’il y a de plus basique de prime abord avec le déplacement en case, des obstacles qu’on évite en les contournant ou en lançant les coéquipiers au-dessus, voir même de la verticalité, etc. La construction des cartes a eu le droit à un travail certain, avec une réelle inventivité, des environnements, décors et topologies différentes. Les géocases sont toujours présentes avec le système de cases colorées tout comme les missions données à chaque combat (gagner en x tours, lancer x fois, n’utiliser qu’une catégorie de personnage, 0 KO dans l’équipe), etc.

On se demandait ce qu’allait réussir à apporter comme nouveautés Nippon Ichi Software, et une chose est sûre : ils arrivent toujours à nous surprendre avec de tout nouveaux concepts façon Disgaea à commencer par le mode luciférien. Certains avatars, dont Fuji, possèdent un pouvoir spécial leur octroyant des bonus et une compétence unique destructrice temporairement quand on l’active. L’autre ajout est le mode Megamax ! Quand la jauge est complète, on transforme à notre guise l’un de nos héros en megacombattant géants à l’image des Dynamax dans Pokemon Épée/Bouclier. Le personnage gigantesque se place alors au bord de la zone de combat et chaque frappe touche une zone immense ou cibler un adversaire lui aussi megamaxé, en plus d’offrir des buffs à tout notre team déployé (buff variant selon l’avatar concerné).

Efficacité lvl 999999

La formule a toujours été solide et plaisante, mais les nouvelles fonctionnalités de Disgaea 7 pousse encore la recette un peu plus. Certes, la difficulté est toujours bien présente et nécessite parfois plusieurs essais et de se creuser les méninges, de ne pas foncer tête baissée afin de trouver le bon timing pour nos différentes capacités et consort, mais le kiff est total. On analyse, on met en place une stratégie, on progresse, on annihile nos menaces, on perd au passage un combattant ou l’autre mais on touche au but et on jubile hahaha.

On apprécie voir une courbe de progression revue et plus « humaine », avec un leveling plus maitrisé et tous les dégâts qui ne partent pas dans des chiffres totalement déconnectés. Maximiser ses personnages nécessite toujours du temps, mais on reste sur quelque chose de plus contenu. On débloque toujours de nouvelles fonctionnalités et composantes au fil des chapitres. On prend plaisir à les découvrir à notre rythme et sans pression notamment du côté de notre camp où on accède à de nouveaux PNJ très régulièrement (marchands, soigneur, recruteur, etc.) et notamment le conseil où on peut tenter d’imposer de nouvelles lois aux Suwmos (ouais ouais des jeux de mot comme celui-ci, Disgaea 7 en est plein) par la corruption ou la force : bonus d’exp, de dégâts, temporaires ou définitifs… Nippon Ichi Software démontre toujours sa capacité à proposer un contenu généreux et solide, alliant valeurs sures et historiques, ajustements et nouveautés. Une démo est disponible, en conservant la progression, si jamais vous voulez vous faire une idée du titre avant l’achat 😉

Un pas en avant

Visuellement j’ai trouvé ce Disgaea 7 convaincant. Testé sur PS5 dans mon cas, j’ai pu le voir tourner sur Switch chez NIS à la Gamescom et j’ai été agréablement surpris, on est bien loin des faiblesses de Disgaea 6 sur la console de Nintendo. C’est lisse et fluide en nomade comme en dock. Sur PS5, je n’ai pas réussi à voir de grosses différences entre les presets perf et qualité, ce dernier étant ultra fluide lui aussi. La DA est toujours aussi sublime et les animations lors des coups spéciaux, des discussion, des combos à plusieurs, etc., j’adore ! La bande son est égale à ce que nous propose Nippon Ichi Software : un régale pour ne pas changer, tout comme le doublage EN ou JAP selon envie. On apprécie avoir une traduction totale des textes dans notre langue, facilitant l’appréhension des nouvelles features et la compréhension des tutos.

Cette mouture Switch 2 est l’équivalent d’une definitive edition, embarquant avec elle l’ensemble du contenu additionnel disponible sur les autres plateformes : des personnages additionnels, des armes, des quêtes et donjons dont certains étaient jusqu’alors disponibles qu’au Japon. A noter qu’il n’existe aucune option de mise à niveau pour les possesseurs du titres sur Switch 1, obliger de repasser à la caisse et payer plein pot ! Sur l’aspect technique, comme sur PS5, les modes perf et qualité sont très proche l’un de l’autre aussi bien en rendu qu’un fluidité. Le jeu est jolie et finalement qu’un tout petit cran face à la PS5 (et encore c’est minime). Un super bon titre sur la nouvelle console de Nintendo.

J’ai savouré parcourir Disgaea 7 : Vows of the Virtueless avec son univers extra, et ses nouveautés originales. Nippon Ichi Software arrive toujours à apporter sa touche fraicheur sans dénaturer sa recette originale et c’est quelque chose de fortement appréciable. L’histoire ne se prend pas au sérieux, on rigole en permanence, DA et chara design tabassent et derrière on découvre un gameplay riche, complet et complexe, qui propose un réel challenge et défi par moment. Encore une fois, Disgaea nous procure ce qu’on attend d’un jeu vidéo avant tout : du pur plaisir  tout en réussissant à faire mieux que les précédents épisodes.

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