Voilà un moment qu’Alchemy Factory était jouable via démo notamment, et les nombreuses remontées prises en compte depuis lui ont permis de peaufiner, améliorer et affiner son offre, pour le lancement de son accès anticipé. Lancer son business d’alchimie, à dimension industrielle, n’a jamais été aussi fun.
Alchemy Factory proposait un concept intéressant, attrayant mais imparfait à la fois : gérer des ateliers d’alchimie, en commençant par de petites chaînes, pour finir en méga-factory, avec bien entendu comme but final de produire et vendre à une clientèle de plus en plus exigeante. La première version que j’ai pu toucher comportait des menus confus, peu ergonomiques, des mécaniques assez rigides et une gestion de l’ensemble créant parfois de la frustration, plus qu’autre chose. Aujourd’hui, le jeu a évolué. Chaque atelier, chaque machine, chaque assemblage entre dans un mécanisme plus fluide, un fonctionnement plus clair, la logique paraît plus « logique » justement. La sensation de contrôle est tout autre et se fait clairement ressentir.
La production repose sur une observation de toute une boucle (de quoi ai-je besoin pour partir du produit A et obtenir le résultat B) et sur toute une planification (dans quel ordre je positionne les machines ?). Chaque recette nécessite de comprendre toute la chaîne, d’anticiper les besoins, de gérer les approvisionnements et les délais, pour qu’au final chaque « atelier », dans son ensemble, tourne de manière fluide. Entre la démo et aujourd’hui, Alchemy Factory a gagné en lisibilité, avec les informations clairement visibles dans des tooltips mis en avant. Les différents menus, archaïques auparavant, ont gagné en qualité de vie avec, à présent, un tableau de bord clair et précis. L’aspect stratégie s’en retrouve plus simple, et le suivi de tout ce qui se trame dans notre méga-factory aussi.
Il y a aussi eu un équilibrage dans la quantité de composants et de ressources qu’il fallait avoir sous le coude pour le moindre craft auparavant. Plus « économes », et surtout avec moins de clics, d’actions et de manipulations pour obtenir le même résultat. Ce qui me paraissait parfois rébarbatif avant me paraît plus ingénieux maintenant et moins laborieux. Le suivi des prérequis, la redirection des bons composants dans les bonnes lignes de prod, tout est simplifié, ou plutôt rendu lisible et plus aisé à prendre en main, et même quand il s’agit de faire des tests, de nouveaux mélanges, on sait de suite si le résultat est positif ou négatif grâce à des indicateurs visuels, ce qui n’était pas le cas avant. À présent, on recycle ce qui n’est plus utile, on utilise des produits secondaires pour pallier un retard de disponibilité d’un composant, et tout un tas d’autres actions, histoire de conserver la cadence et ne pas ralentir nos chaînes. Il existe tout un tas de procédés et de machines pour faciliter ou accélérer les productions les plus basiques quand on avance, afin qu’on y passe moins de temps, avec un rendement toujours en ligne de vue. Le tableau de bord affiche des informations claires sur ce qu’apportent les prochaines améliorations, les prérequis pour atteindre une recette, et ainsi de suite.
Côté contenu, comme on pouvait s’y attendre, la version disponible à présent a amené tout un lot de nouvelles recettes, des commandes, mais aussi des événements temporaires. Ne songez pas à ce que le jeu devienne une expérience chill, tranquille : il reste toujours des aléas, comme des commandes urgentes et massives à traiter en priorité, obligeant à mettre la main à la pâte, chambouler des lignes entières pour changer ce qu’elles produisent, etc., forçant à toujours garder en vue notre stock, les compos les plus rares avec quelques exemplaires toujours prêts à l’emploi, etc. Mais bien entendu, réussir à adapter chaque pièce du puzzle de la sorte nous récompense toujours. Le sentiment de réussite est là, la satisfaction d’avoir finalisé une nouvelle commande également.
La courbe d’apprentissage, de maîtrise, la progression, tout est plus naturel et mieux calibré. La prise en main se fait en douceur, les mécaniques s’apprennent au fil de l’eau, les réflexes d’optimisation viennent d’eux-mêmes. On sent que le jeu a connu quelques refontes plus ou moins brutes pour donner un cadre, nous transmettre les outils nécessaires pour réussir à monter cette usine efficacement. Entre les objectifs secondaires et ce petit côté scoring, cela donne envie de se dépasser, de toujours faire mieux, et surtout cela ajoute pas mal de rejouabilité.
Alchemy Factory devient un simulateur solide pour la lancement son EA, attrayant et fun à jouer. Les constructions sont claires et efficaces, les recettes plus équilibrées, et les succès gratifiants quand une chaîne produit en masse, rapidement, ce que l’on attend. L’expérience combine ce petit côté créatif et imaginatif avec des aspects plus axés sur l’optimisation, et ce petit côté addictif qui vient au fil des heures qui s’empilent à une sacrée vitesse. On y voit au début un simulateur basique, demandant juste d’empiler les bonnes choses dans le bon ordre, mais en réalité, sa formule est bien plus profonde qu’elle n’y paraît. Alchemy Factory est clairement sur la bonne voie. Hâte de voir la suite.