9 août 2026

Preview Cursed Blood : une base sanglante, et diablement efficace

Nouvelle semaine, et nouvel early access au menu : Cursed Blood. Le jeu prend place dans un monde où des singes samouraïs cherchent à venger la profanation de l’un de leurs sanctuaires ainsi que la chute de leur clan : un contexte narratif volontairement simple, avec une formule centrée sur l’action, la progression et la rejouabilité qui s’avère être diablement efficace manette en main. Dispo en EA depuis quelque temps, Cursed Blood affiche une DA solide, un gameplay nerveux et une boucle rogue qui fonctionne bien. Si le contenu demande encore à être étoffé, cette première approche laisse entrevoir un nouvel indé qui pourrait sortir du lot via son projet prometteur.

Cursed Blood ne s’attarde pas sur une longue introduction et nous invite rapidement à nous plonger dans l’action : des guerriers singes armés de katanas affrontant des multitudes d’ennemis dans un véritable bain de sang. Façon beat them all, il faut avouer que le pitch est assez fort et, manette en main surtout, cela fonctionne. L’ensemble possède une vraie personnalité et évite de recycler les codes du rogue de façon trop visible. Le style visuel, les animations, les environnements et l’ambiance façonnent une identité propre à Cursed Blood qui se démarque de la concurrence dès les premiers instants.

Le point fort de l’expérience apparaît très vite : son gameplay. Les déplacements sont réactifs, les esquives offrent une bonne marge de manœuvre et chaque coup procure des sensations fortes, avec un vrai impact. Les affrontements sont dynamiques, explosifs et particulièrement satisfaisants : c’est brutal et sanglant, mais juste ce qu’il faut, sans tomber dans le défouloir sans détour, juste pour cogner. Car derrière cette action frénétique, Cursed Blood reste un rogue : une confiance un peu trop excessive se paye cash et nous joue des tours, pouvant vite déboucher sur une mort et donc un game over. Les ennemis punissent notre excès de confiance, les erreurs de placement, les problèmes de timing, etc. Il y a une vraie montée progressive du challenge qui fait que, même lorsque notre personnage monte en puissance, les ennemis aussi. De la sorte, cela nous pousse à maintenir une attention de chaque instant et surtout à toujours mieux maîtriser notre combattant.

Cette exigence génère une certaine dose de plaisir manette en main et, même lorsque la défaite sonne à la porte, il y a cette envie de se relancer de suite, de ne pas rester sur un échec et de repartir de plus belle. La boucle roguelite s’installe avec des améliorations à débloquer en plein run, des armes à récupérer et les différentes malédictions qui modifient le déroulé de chaque partie : un beau bonus en prévision, mais qui s’accompagne toujours d’un malus plus ou moins prononcé, qui équilibre notre prise de puissance. Et ce qui est appréciable, c’est que d’un run à l’autre, on découvre de nouvelles combinaisons, de nouveaux ajouts, de nouveaux pouvoirs et on tente de nouvelles approches.

Les combats constituent le cœur de l’expérience, avec différentes armes offrant chacune des sensations différentes, que ce soit les armes tranchantes ou celles à feu. Les animations sont soignées et renforcent la violence de l’impact, tandis que les effets visuels accentuent efficacement la mise en scène des combats, sans pourrir la visibilité, même si certains passages sont un peu plus brouillons (le mot est peut-être un peu fort) que la majorité du temps. C’est très ponctuel et surtout, cela ne gâche en rien le plaisir de jeu, en tout cas.

La DA est assurément l’une des forces de Cursed Blood, avec une identité forte : les avatars possèdent un charadesign tout bonnement exquis, les environnements sont détaillés et matchent parfaitement avec l’action et l’ambiance du moment. Le mélange entre les singes samouraïs, les décors et les gerbes de sang fonctionne particulièrement bien et donne au titre une vraie personnalité visuelle. La couche audio, bien que discrète, reste aussi efficace et accompagne correctement les affrontements.

Les heures passent et le plaisir ne faiblit pas. Cursed Blood est un projet early access qui possède déjà du mordant et, surtout, il fait preuve d’une réelle volonté de faire les choses bien. On sent que le jeu sait où il veut aller et comment. Dispo depuis le 2 avril, je débarque certes un peu en retard avec un EA déjà bien avancé, prévu pour environ un an, mais cela ne change pas mon ressenti : c’est costaud et cela ne fera qu’aller mieux en avançant, avec des MAJ prévues pour ajouter du contenu en tout genre.

Il reste justement à voir jusqu’où cette formule peut aller une fois davantage de contenu ajouté. La base est déjà suffisamment solide pour donner envie de relancer les runs, mais un rogue se juge aussi sur sa capacité à renouveler durablement ses parties. Les armes, les améliorations et les malédictions offrent déjà plusieurs possibilités, et les futures mises à jour devront permettre à cette diversité de continuer à prendre de l’ampleur.

Cette première prise en main est en tout cas très positive de mon côté : la formule rogue fonctionne plutôt bien, le gameplay nerveux et brutal demande tout de même de prendre nos précautions pour ne pas finir nous aussi couchés dans une mare de sang. L’histoire reste légère et sert davantage de prétexte à cette castagne XXL, qui doit sûrement être encore meilleure en coop à plusieurs. En tout cas, participer à la vengeance de ce clan de singes samouraïs, c’est un oui de mon côté.

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