9 septembre 2026

Avis Starsand Island : un simlife aussi généreux qu’imparfait

Starsand Island réunit les classiques du simlife (agriculture, pêche, explo, artisanat, social, etc.) pour une expérience particulièrement ambitieuse. Le jeu propose rapidement une quantité élevée d’activités afin de se poser comme une vraie alternative solide aux cadors du genre. Son monde coloré, sa personnalisation poussée et sa progression par professions comptent parmi ses atouts majeurs, mais cette abondance s’accompagne par moments de systèmes pas tous égaux, mais surtout finition encore irrégulière sur Switch 2.

Pour tout joueur qui a déjà touché un simlife du genre Harvest Moon ou Story of Seasons, les premiers pas dans Starsand Island donnent un feeling de déjà-vu : notre héros revient sur une île qu’il connaît depuis toujours, après plusieurs années passées ailleurs. Ce retour sert de point de départ à l’expérience, le début d’une nouvelle vie, entre reconstruction, exploration des environs et création de liens avec les locaux. S’il existe bien un semblant de scénario, il ne sert que de fil conducteur à une production qui tend plus vers le bac à sable, laissant rapidement la place à une structure libre, où l’on fait finalement notre vie, notre routine et rien de plus.

On vit finalement nos journées, qui s’enchaînent les unes derrière les autres, avec un schéma facilement identifiable : entretenir nos cultures, s’occuper des animaux, récolter nos ressources, fabriquer des objets, cuisiner, pêcher, améliorer son camp et explorer. On tient une boucle assez classique du simlife, avec Starsand Island qui propose un panel d’activités vraiment large, classées en 5 grandes progressions liées à l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’artisanat et l’exploration. Et il y a tant à faire qu’en général, on consacre une journée à l’un de ces domaines avant de passer au suivant le lendemain.

Une boucle bien connue

L’agriculture reste au cœur de l’expérience avec une boucle connue : planter, arroser, récolter avant de transformer le résultat de nos travaux en produits avancés ou finaux, ce qui donne accès à de plus en plus de nouvelles options. L’élevage suit une même logique alors que la cuisine et l’artisanat plus globalement nous amènent aux produits finis, en utilisant l’ensemble des items qu’on accumule avec les autres métiers. Manquer d’occupation dans Starsand Island ? Jamais, tant il y a à faire : la ferme tourne, on alterne alors avec l’exploration, puis de la collecte, du craft et ainsi de suite.

Mais c’est aussi dans cette richesse que le jeu affiche ses premières limites : Starsand Island vise un panel d’activités immense, parmi ce qui se fait de plus généreux je pense même, mais certaines mécaniques n’ont pas eu le même traitement, moins profondes, moins intéressantes. La pêche, par exemple, reste assez basique alors que le combat est bien classique, léger. Le but n’est pas d’en faire un ARPG non plus, mais il y avait sûrement moyen de pousser un chouia plus les curseurs, par exemple. L’exploration, de son côté, est de bonne facture même si, finalement, elle se base elle aussi sur des mécaniques vues et revues.

L’aspect construction, en revanche, m’a convaincue, avec une possibilité assez poussée de modeler notre habitation et l’environnement autour à notre image. La personnalisation est riche. Pour celles et ceux qui apprécient cet aspect, Starsand Island nous en donne pour notre argent. L’île participe pas mal au plaisir de l’expérience avec des environnements variés, colorés. Chaque zone propose de nombreuses activités et leur lot de mystères, donnant envie de les parcourir de fond en comble. La DA, façon animée, fonctionne tout autant en offrant un réel charme au jeu.

Une idée à creuser

La partie sociale, sur le papier, occupe une place importante. On rencontre de nombreux habitants, des liens se tissent au gré des cadeaux, des rendez-vous et des événements, allant même jusqu’à la romance si on pousse à fond le mécanisme. On retrouve donc des fonctionnalités complètes, mais dans les faits, j’avoue que cela manque d’homogénéité. Si l’ensemble donne satisfaction, on dénote là aussi que tous les avatars n’ont pas le droit au même traitement, avec certaines personnalités qui manquent de profondeur, et surtout la répétitivité des activités pour réellement faire avancer les relations. Cela reste fonctionnel, mais là aussi, il y avait sûrement moyen d’affiner un peu l’ensemble pour le rendre plus attrayant sur la durée.

Dans le cadre des simlifes, la narration reste toujours légère, donnant des raisons d’avancer, farmer, récolter, fabriquer. N’attendez donc pas une aventure narrative comme on l’entend, mais bien une expérience qui donne un cadre et nous laisse ensuite gérer nos routines. Forcément, le rythme s’en ressent, mais c’est inhérent au genre. Les possibilités sont nombreuses, pouvant même donner l’impression de se noyer sous les activités, mais tout est question finalement de ce qu’on a envie de faire, comment et quand, en gérant nos propres priorités.

Il manque la dernière touche

La partie technique est déjà un sujet plus délicat, sur Switch 2. Le titre a déjà parcouru du chemin depuis sa sortie en v1, où les performances et surtout la stabilité du jeu n’étaient pas au niveau de nos attentes. Des correctifs ont déjà pu en réduire certaines aspérités, mais aujourd’hui encore, le framerate n’est pas toujours stable, et les temps de chargement restent longs. Il y a du mieux, mais il reste du travail !

Starsand Island est pavé de bonnes intentions et veut nous proposer une expérience généreuse, un panel d’activités élevé, mais cette richesse constitue à la fois l’une de ses forces et l’une de ses faiblesses. L’aspect technique reste encore à finaliser afin de nous offrir le résultat attendu, digne d’une version 1.0 qui fait suite à un early access. La formule est bonne, le potentiel est là, Starsand Island reste un bon simlife, il faut juste accepter que tout ne soit pas optimal et aussi travaillé.

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