12 mai 2026

Voice Of Cards The Beasts Of Burden : nouvelle réussite pour Square Enix

Square Enix revient avec une nouvelle aventure Voice Of Cards : The Beasts Of Burden. Le RPG de carte développé par des vétérans de Nier et Drakengard (on ne s’en saurait pas douté tiens, vu le chara design) arrive encore à nous surprendre avec un format revu, un voyage plus condensé et un gameplay qui a le droit à ses retouches lui aussi.

Bien qu’il s’agisse de la troisième production flaguée « Voice Of Cards », il ne s’agit aucunement d’une suite, mais bien d’une expérience à part, dites stand alone. Vous pouvez vous lancer dans l’aventure sans avoir fait les précédents opus, car le jeu nous prend par la main pour nous guider et nous dévoiler son gameplay.

On incarne une jeune fille tellurienne ayant pour rôle d’être la protectrice de son village, enfoui au fin fond d’un sous terrain à l’abri des monstres. Une alerte retenti, des créatures ont réussi à percer les défenses deux étages au-dessus. Après les avoir anéantis, notre héroïne apprend qu’il s’agissait d’un piège et que tout son village a été détruit et anéanti. Arrivée sur place, elle découvre l’horreur et le corps de mère gisant dans le sang. Alors qu’elle pensait se diriger vers une mort certaine elle aussi, l’héroïne est sauvée in extremis par un guerrier nommé Argor. Grâce à son aide, la survivante n’a qu’une envie : venger la mort et la destruction de son village. Son nouveau compagnon de route s’engage à l’aider à atteindre son but.

Il ne faut pas longtemps pour déceler que ceux ayant envoyé Argor nous aider avaient un but en tête. Une légende raconte que les telluriens ont la capacité de contrôler et invoquer les monstres, ces monarques voulant utiliser notre pouvoir pour déclarer la guerre à une autre citée ! L’histoire qui nous est contée est prenante, et bien écrite. Le voyage nous tient en haleine jusqu’au dénouement final. Pendant la grosse quinzaine d’heures nécessaire pour en voir le bout (un épisode plus court que les précédents), Voice Of Cards The Beasts Of Burden se veut plus « simple » que les autres titres de la licence avec son lot de surprises, et le tout surtout bien plus condensé, sans réel temps mort. Le rythme s’en ressent et c’est du coup bien plus appréciable. J’ai pris un réel plaisir à suivre notre binôme qui traverse diverses villes et contrées à explorer et qui rencontre une multitude de protagonistes secondaires ayant bénéficié du même soin à l’écriture. On sent tout le savoir-faire et toute l’expérience de Square Enix dans ce troisième opus. Certes, c’est peut-être globalement moins profond que The Forsaken Maiden par exemple, mais au final, j’ai plus apprécié cette trame grâce à son rythme différent rendant The Beasts of Burden comme mon préféré aujourd’hui.

Une contrée inconnue à explorer

Contrairement aux précédents Voice Of Cards, notre progression se voit contrainte naturellement à plusieurs reprises. Par exemple, lors de l’acte 1, la zone disponible est contenue et délimitée par des sables mouvants qui ne peuvent être franchis qu’une fois un certain bien acquit, un vaisseau nommé gazelle. Square Enix cloisonne de façon intelligente et surtout bien construite notre aventure. Tout parait même logique quand on rencontre de telles situations. L’exploration est fortement recommandée via les nombreux trésors dissimulés ci et là, des évènements à découvrir, mais aussi pour accumuler de l’expérience, prolifique pour notre long et périlleux voyage afin d’être toujours paré à combattre.

Une base à la fois connue…

On retrouve la base de licence en tout point avec ces fameuses cartes omniprésentes utilisées pour les « bulles » de dialogue, nos choix de réponse ou actes, le décor de la table de jeu où le déplacement de notre pion a pour effet de retourner les cases face cachée, les villes et camps abritant les PNJ et marchands et surtout les affrontements au tour par tour où chacune de nos actions est synthétisée par une carte encore une fois. On retrouve les habituelles auberges pour récupérer nos PV, l’armurerie pour acquérir les armes/armures et accessoires, ou encore le jeu dans le jeu cher aux précédents opus, etc. Bref, les habitués de la licence sont en terrain conquis dès la première minute.

… mais apportant sa touche

The Beasts Of Burden amène une petite nouveauté, qui se place au centre de l’expérience. Via nos compétences telluriennes, on invoque diverses créatures pendant le combat, acquises via la ménagerie (la nouvelle boutique) ou gagnées en fin de combat via l’un des trésors régulièrement obtenus. Les affrontements sont bien plus nombreux sur The Beasts Of Burden, mais moins difficiles, plus accessibles et surtout utiles à travers l’EXP et la collection de familiers.

Chaque héros qui compose notre équipe peut équiper jusque 5 cartes de son deck. En plus de ces compétences de base comme l’attaque et la défense, on peut alors ajouter des monstres ayant chacun des talents différents : un boost d’attaque, des dégâts directs, un soin, causer des empoisonnements, un débuff de défense et j’en passe. Au début de l’aventure, on compose avec ce qu’on a sous le coude, mais plus on progresse, et plus le panel de cartes disponibles s’agrandit offrant la possibilité de créer des équipes optimisées et couvrant un large scope de situations.

Un combat simple, mais efficace

Les affrontements sont simples à appréhender et à comprendre. Le but est de faire tomber les PV de chaque ennemi en face de nous à 0. Chaque personnage dispose de ses PV, son attaque et sa défense. SI je dispose de 12 en attaque, et l’ennemi de 8 en défense, mon attaque lui retire 4 PV et ainsi de suite. À cela on ajoute les éventuels buffs/débuffs/bonus, etc. Chaque tour, on gagne un cristal qu’on dépense pour invoquer nos créatures et activer leurs capacités. Là aussi, le budget nécessaire varie selon le monstre. Voir tous nos héros tomber au combat est synonyme de game over et surtout de reprise de la dernière sauvegarde. Il ne faut qu’un ou deux combats pour prendre en main le concept. C’est ultra addictif d’autant que la DA tabasse. Très souvent, on a le choix entre plusieurs coffres de butin en fin de partie donnant une chance de récupérer un nouveau compagnon à invoquer.

Pokemonite

On se lance au final dans une sorte de collectionnite aiguë pour obtenir un exemplaire de chaque ennemi rencontré (on ne peut posséder qu’une unité de chaque, pas de doublon). On garde à l’esprit que chaque carte répond à un niveau allant de 1 à plusieurs étoiles indiquant non seulement sa rareté, mais surtout sa puissance. Voice Of Cards The Beasts Of Burden la joue cool en upgradant automatiquement nos decks dès lors qu’on récupère une carte de qualité supérieure à celle qu’on possède déjà. Avoir plus de baston du coup ne dérange pas le moins du monde tant on recherche constamment à obtenir de nouveaux familiers pour optimiser l’équipe.

La patte maison

Les studios de Square sont très doués pour nous faire voyager en touchant à différents sens et encore une fois, ils font mouche. La direction artistique au travers de cartes est tout simplement exquise, et la qualité globale de l’écriture est telle que ce format épuré suffit à nous faire ressentir les émotions que traversent nos protagonistes, nul besoin de cinématique ou cutscènes grâce à une mise en scène ne réussit. Le chara design, non sans rappeler Nier, tabasse et m’a conquis dès les premières minutes. L’OST pour finir est une petite pépite avec des thèmes sublimes. Le narrateur, qui conte toute l’histoire, est à présent une narratrice. Ce changement pourrait déplaire, mais pour ma part j’ai trouvé que la voix (j’ai joué en doublage japonais) matchait à la perfection à l’ambiance.

Voice of Cards : The Beasts of Burden réutilise forcément une base solide, ayant fait ses preuves, tout en amenant quelques nouveautés bien senties. J’ai apprécié la construction du récit et surtout de notre progression sur le terrain dans cette aventure plus courte, mais mieux menée à mes yeux. La facette monstre dans le gameplay est efficace et amène une nouvelle dynamique manette en main. C’est prenant et cela m’a poussé régulièrement à chercher à optimiser mon équipe autrement que simplement via le marchand pour acquérir de l’équipement et j’en passe. Un excellent opus pour découvrir Voice Of Cards !

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