Preview Pizza Bandit : simple mais efficace

Quand j’ai vu les premiers CP sur Pizza Bandit, le nouveau JoSoft, je me suis demandé qu’est-ce que c’était que ce jeu… le pitch ? Le voyage temporel existe dans le monde de Pizza Bandit où on incarne le gérant d’une pizzeria, mais les temps sont durs pour tout le monde du coup, sa réaction ? Revenir à son ancienne activité : mercenaire histoire d’arrondir les fins de mois.

Il y a de quoi se poser des questions face à un tel scénario digne des plus grands nanars des années 90/2000 et pourtant, au fil des sessions, j’ai commencé à apprécier Pizza Bandit car il ne se prend pas au sérieux et va plus loin.C’est un third person shooter, jouable seul ou en coop jusque 4, axé fun, action frénétique et arcade à souhait. Jouable en alpha ouvert durant encore quelques jours, j’ai parcouru l’intégralité du contenu qui est proposé et, même si on peut y voir l’un ou l’autre « défaut » ou point qui méritent encore du travail, il faut avouer qu’on a pris du plaisir, car la formule se veut simple, abordable, avec une prise en main rapide et un concentré pur d’action.

Le gameplay est simple : on avance, on shoot toutes les hordes de monstres qu’on croise, on remplit les objectifs qui sont clairement indiqués (aussi bien textuellement que sur la carte devant nous), et on enchaine sans se poser de question. On a eu le droit à plusieurs missions et contrats sur cet alpha allant du braquage pur et simple au vol d’un sarcophage en passant par de la cuisine et livraison en mode ubereat. Pour la première mission, on se tient dans un quartier assez chic, après avoir traversé des égouts. On trouve la salle du coffre, on y installe tout l’outillage nécessaire pour commettre le larcin, on alimente le tout en gaz et attendu que la perceuse fasse son job. Il arrive à plusieurs reprises qu’elle prenne feu. Il faut alors trouver un extincteur et éteindre l’incendie et le tout dans un temps imparti. Entre-temps, les ennemis arrivent en pagaille. Une fois le trésor sécurisé, retour au vaisseau qui nous attend au point de départ. La mission « pizza » nous demande de cuisiner et préparer à manger (différentes recettes), y adjoindre la bonne boisson et supplément munitions tout en se défendant des hordes qui viennent à vitesse grande V avec différentes recettes de pizza, cuisson à gérer (si trop cuite ? poubelle), etc. 

Aucune mission ne se ressemble, toutes plus WTF les unes que les autres dans un condensé d’explosion en tout genre. On a le tir normal, le zoom de l’arme, mais aussi des consommables comme des mines ou des grenades. On joue énormément sur l’esquive et la roulade pour se sortir des vagues d’adversaires et ne pas prendre de baffe mal placée. Comme dit, c’est assez basique, mais l’enrobage fait son effet, comme le premier boss sur la map du sarcophage avec une pelletée des hiéroglyphes dans la zone de combat, et le boss protégé par une rune. Pendant que cela pop de partout, il faut trouver le bon symbole dans l’arène, tirer dessus pour virer le bouclier du boss, et le canarder quelques secondes sans crever…

Entre chaque mission, on a le droit à de nouvelles petites cutscènes, et on découvre le hub qui débloque des options au fil du leveling : nouveaux équipements, ou améliorations de ce qu’on possède, avec une gestion des composants ramassés à avoir et de l’argent. On sent qu’il faudra un peu farmer comme dans pas mal de jeux multi coop parfois pour débloquer le prochain pallier de niveau (qui donnent les nouvelles quêtes), mais pour un jeu axé scoring et surtout plusieurs paliers de difficultés c’est souvent la norme d’autant que plus on monte les curseurs, plus on a de multiplicateurs de loots/gains… Sans être une vitrine techno, Pizza Bandit affiche un rendu plus que correct, une direction artistique sympathique et des performances et une optimisation déjà au rendez-vous. On ne sait pas encore quand va sortir Pizza Bandit, mais en l’état on est assez confiant sur la finition même si la caméra pose parfois problème en pleine action. 

En l’état, Pizza Bandit s’avère un bon défouloir, seul mais surtout entre potes (attention au friendly fire haha). Il débarque, sans prétention, le temps d’un alpha et il procure ce qu’on attend d’un jeu (on l’oublie un peu trop des fois) : du fun, de l’amusement, dans son plus simple appareil avec un cadre what da fuck à l’extrême. A voir sur un contenu plus large, et la politique tarifaire qui sera appliquée ensuite, mais il y a moyen de faire quelque chose.