Le jeu des Montpelliérains d’Exalted Studio, Big Helmet Heroes, est disponible en démat’ (avant une version physique en avril) depuis quelques jours et on s’est lancé dans l’aventure en famille sur Nintendo Switch. Une aventure médiévale alliant formule simple mais efficace, générosité, et surtout du fun à la pelle ! Un must have pour la couch coop.
L’histoire de Big Helmet Heroes est assez simple : une princesse à sauver, un (ou plusieurs) chevalier prêt à tout pour le faire, et des ennemis en pagaille sur son chemin… Le scénario assez classique est mis en scène via quelques cutscènes et quelques dessins des plus jolis. La trame ne propose pas de réelle surprise, mais dans le cadre d’un titre à faire en famille, surtout avec ce ton si léger et à la direction artistique si savoureuse, cela passe clairement crème. L’humour est omniprésent, c’est jovial et coloré que ce soit dans la mise en scène, les situations rencontrés par notre héros ou les animations et capacités de notre héros.
Big Helmet Heroes prend la forme d’un beat’em all avec pas mal d’action au programme, avec une progression « linéaire » en vue latérale et en déplacement 3D. Le but de chaque niveau reste clairement la castagne et de réussir à s’échapper de la zone. Chaque level possède un thème assez différent des autres, avec quelques petites subtilités et passages cachés à trouver. L’aventure débute avec un seul chevalier disponible et jouable, mais ce ne sont pas moins de 29 avatars à débloquer en chemin. Certains se trouvent directement sur notre chemin, alors que certains autres nécessitent de se creuser un peu plus les méninges et de trouver le passage adéquat voir de remplir quelques conditions pour qu’ils se joignent à nous. Rien d’insurmontable outre mesure, mais il faut tout de même chercher un peu. On les distingue en 4 classes grosso modo : le chevalier, polyvalent, avec épée et bouclier/l’assassin avec une double lame/le moine équipé d’un bâton/la brute avec une grosse arme à deux mains. Bien entendu, chaque archétype possède ses forces et faiblesses (plus ou moins de PV, esquive différente, etc.), mais surtout chaque avatar possède son attaque ultime.
Avant chaque niveau, le joueur choisit deux avatars qu’il change d’une simple touche. Quand deux joueurs partent à l’aventure en coopération, chacun choisit un chevalier. Bien entendu, deux héros d’une même classe sont assez proches en termes de gameplay, mais les différents looks et comme déjà noté la capa spéciale propre apporte un peu de fraicheur. Si on délivre un (ou plusieurs) chevalier dans un level, on en prend le contrôle très facilement (quand on est à deux, on intervertit tous nos personnages comme bon nous semble). Durant l’exploration, on voit des chevaliers prisonniers, il suffit de les libérer pour qu’ils se joignent à nous.
La prise en main est on ne peut plus simple avec une attaque rapide et une lourde, qu’on martèle/alterne pour générer des combos dévastateurs, sans oublier notre faculté et frapper depuis les airs déstabilisant les ennemis afin qu’on prenne encore plus rapidement l’avantage. Les frappes pleuvent, c’est un vrai déluge de coups, avec une formule assez dynamique. Pour esquiver les assauts ennemis, on alterne esquive, dash, rush, saut, etc. Chacun des coups portés par notre chevalier charge une énergie, qu’on vide à la demande (il faut qu’elle soit à 100 %) pour déclencher la capacité spéciale du chevalier. Cela va de la nova givre, à la charge d’une horde de moutons en passant par un laser géant ou un orage digne de Raiden.
Une seconde énergie se remplit quand on ramasse les fleurs qui poppent un peu partout et qui déclenche la livraison d’un cadeau quand elle est pleine : une pomme pour regagner un peu de vie, de la recharge d’ultime ou des armes… car oui, on se saisit de maintes armes au sol, qui trainent dans le coin ou lâchés par nos ennemis comme une tapette à mouches électrique, un fusil lance ventouse et j’en passe. C’est frais, et on se tape de vraies tranches de rigolades d’autant qu’on peut à tout moment saisir un adversaire ou coéquipier, le prendre et le jeter et avec les adversaires on en arrive à des mises à mort déjantées : sur une palissade cloutée, dans le vide, etc.






















Chaque niveau apporte sa pierre à l’édifice avec régulièrement de quoi renouveler la formule comme les passages en vues par le dessus, ou en 2D latérales. De nombreux mini-jeux sont également de parties avec du shoot en première personne ou des matchs de foot. Le biome de chaque niveau tout comme le bestiaire enfonce le clou de cette belle petite diversité et richesse. On alterne avancée rapide, vagues de monstres et gros élites/boss pour progresser avec quelques mécaniques pour ces combats de fin de level intéressantes. Comptez une petite dizaine d’heures pour en voir le bout en prenant le temps d’explorer. La DA fait son effet, et le rendu sur Switch est plus que convenable que ce soit en dock ou en mobile. Big Helmet Heroes affiche quelques décors séduisants, avec du détails et de la vie. Il y a bien eu quelques chutes de framerate quand cela explose de partout, mais ce n’est pas dramatique.
Fait quasi intégralement en coop, Big Helmet Heroes a été une belle bouffée de fraicheur, avec du fun à ne plus savoir quoi en faire. La recette est simple, mais pourtant elle est si efficace. Clairement le jeu de titre dont on rafole, en couch coop, en famille ici. Avec sa formule réunissant de nombreux points forts, on en dit pas non à rejouer plusieurs niveaux pour débloquer chaque chevalier… ou juste pour prendre un peu de temps. Le ton décalé, le charadesign, l’arsenal, tout est fait pour nous faire sourire et nous faire conserver le pad en main.