Fast FPS, jeu de rythme à la bande son qui décoiffe, à première vue on penserait à Metal Hellsinger et sa DA des enfers sortie il y a 2-3 ans, mais aujourd’hui c’est sur Robobeat qui se pose. Si sur le fond, on retrouve certaines mécaniques, c’est avec un aspect roguelite et une DA totalement différente qu’on est parti enchainer kills, beats, et morts sur PS5.
Quand on débute Robobeat, le plus difficile reste de se débarrasser de nos réflexes de joueurs de fast-fps et cette tendance à vouloir tout dynamiter le plus rapidement possible ! La base du gameplay repose sur une synchro avec le beat qui est animé autour de notre viseur : on voit des petites icônes qui se rapprochent de plus en plus de notre viseur qui lui aussi bouge au moment où il faudrait qu’on shoot. Oui je sais, voir 5-6 ennemis face à nous et avoir en fond sonore un track à 120 bpm, c’est hardcore, car on a envie de tout bousiller illico presto, mais pour scorer un max et être efficace il est impératif de bien être synchro au coup de kick du morceau… et c’est loin d’être simple H24.
Sync my bullet
Petite particularité en effet, les ennemis ne meurent pas en ayant pris 200 balles tirées à la va-vite, mais bien selon notre capacité à shoot en étant en phase avec le son qu’on écoute. Les débuts sont assez ardus, on est souvent offbeat (hors tempo), cumulé au fait que l’on conserve une bonne partie des aspects du fast fps (mouvements rapides, saut et double saut, strafe et esquive, jumper, etc.) réussir à cumuler une agilité hors pair pour éviter les balles et tirer en rythme, ce n’est pas simple, mais voir le compteur de combos qui grimpe et voir les ennemis tomber les uns après les autres à une certaine forme de jouissance et de satisfaction. Autre point important : plus le bpm de notre musique est élevé, plus les ennemis sont nerveux et aussi rapides.








Après une courte intro, nous voici dans le hub où on choisit les 4 levels dans lesquels notre Robot doit progresser et on découvre très vite une fonctionnalité phare : les cassettes audios ! On débloque au fil de notre progression différentes tapes qui contiennent chacun un morceau différent. Vous l’aurez deviné, chaque morceau a un style différent, une rythmique propre et donc un gameplay associé qui varie. Forcément, chaque morceau est plus moins difficile selon son tempo (sur les tracks les plus rapides, les ennemis sont aussi plus nerveux, etc.), on choisit nous-mêmes notre difficulté en quelques sortes par ce biais-là.
La vie du Robobeat : tuer, mourir, recommencer
Une fois la première salle du level vidée, une ou plusieurs portes s’ouvrent et nous laissent progresser, et on recommence : on kill tout le monde, et on emprunte une des portes qui vient de se déverrouiller et ainsi de suite. Chaque gâchette correspond à une arme (on est souvent/tout le temps en dual). On passe d’un double flingue à des combinaisons plus farfelues nécessitant là aussi une petite adaptation du gameplay, avec quelques talents ou capacités d’armes à débloquer afin de maximiser davantage les combos. On utilise les trampolines pour bouger rapidement, on explose les barils pour faire quelques dégâts, etc. L’expérience est assez fun et procure un certain plaisir, mais il faut admettre que cette DA simpliste donne parfois l’impression de ne pas trop varier les niveaux, car tout se ressemble assez visuellement parlant.
Comme dans beaucoup de rogue, la génération des niveaux est procédurale et Robobeat ne fait pas exception à la règle. Chaque run est unique, et le combo « topo de la salle » + « ennemis du moment » change tout le temps. Quand on finit une zone, on acquiert une clé qui permet de débloquer la suivante et ainsi de suite. On ne redémarre pas le jeu de zéro quand on meurt, les zones finies restent acquises, dont on est plus roguelite que like pour le coup.
Simple et suffisant
Le but du jeu est relativement simple : réussir à nettoyer chaque carte pour que notre robot, Ace, atteigne son but (assez cryptique pour le coup), mais que diantre, pas besoin de but pour tout exploser ! Côté technique/DA, Robobeat a un style assez particulier qui fait que l’action reste clean et propre à chaque instant, quelle que soit la machine sur laquelle le jour tourne. La bande-son est forcément une des forces de Robobeat avec une tracklist variée et efficace.
Robobeat, c’est un titre qui débarque sans prétention qui génère pas mal de fun dès lors qu’on accroche à sa proposition. Il ne cherche pas à révolutionner la formule de laquelle il s’inspire, mais juste à nous faire passer un bon moment avec des sessions par-ci par-là. Oausi techniquement/visuellement c’est assez simple, mais Superhot l’était aussi par exemple, et est-ce que cela l’a empêché de trouver sa clientèle ? Robobeat remplit son office (qu’on s’amuse) et à petit prix. Que demander de plus ?