12 février 2026

Wild Hearts 2 débarque sur Switch 2 et on s’y frotte

Si Monster Hunter a inspiré de nombreuses licences, peu d’entre elles sont parvenues à nous proposer une aventure aussi intense et captivante. Il y a un peu plus de deux ans, Omega Force et Koei Tecmo ont tenté leur chance avec Wild Hearts, édité par EA. Cet été, le titre revient dans une version S, exclusivement sur Switch 2. L’occasion rêvée de nous replonger dans ce titre au potentiel indéniable et de partager un avis rapide.

Wild Hearts S nous plonge dans un univers fictif aux allures de Japon féodal teinté de fantasy : le joueur incarne un chasseur solitaire tout droit venu du pays d’Azuma, qui cherche un nouveau sens à sa vie. Ses talents sont consacrés à la chasse aux Kemono, des créatures géantes inspirées de bestioles réelles et de la nature, qui donnent lieu à des adversaires au charadesign très inspiré. Mais sa rencontre avec l’une de ces bêtes de glace se termine très mal et le laisse dans un état déplorable. Heureusement, dans son malheur, il rencontre un personnage qui lui enseigne l’art des Karakuri, une technique utilisant des fils d’énergie pour construire des structures en bois et tout un tas d’accessoires qui se révèleront utiles durant les chasses.

Un chasseur, des bestioles menaçantes, on connait la chanson

Le scénario de Wild Hearts vous place dans le rôle d’un chasseur itinérant qui arrive débarque dans une contrée inconnue, et dans lequel ses talents auraient encore une utilité. Notre héros se rend dans la ville proche de Minato et propose son aide aux habitants afin d’anéantir les menaces Kemono qui planent sur la région. Même si la narration ne brille pas forcément par son originalité, l’histoire se laisse tout de même suivre, et nous incite à continuer l’aventure. Classique, mais assez efficace pour qu’on apprécie en tout cas.

Si vous avez joué aux derniers opus de Monster Hunter, vous ne serez pas dépaysés par Wild Hearts, qui conserve une approche assez similaire : une carte assez vaste, de petites créatures ici et là, des composants à ramasser dans la nature et des monstres géants à abattre dans un temps imparti, offrant diverses récompenses en termes de composants et d’expérience. On parle de quatre biomes principaux, reprenant chacun le thème d’une saison, et d’une vingtaine de Kemono. Très rapidement, Wild Hearts S nous met face à nos premiers adversaires, et la touche MH est retrouvée, avec un système assez similaire, mais un peu plus dynamique à mon avis, quel que soit l’armée utilisée. Omega Force ne s’éloigne que peu de la recette gagnante de Capcom, en y apportant toutefois sa touche personnelle. Évolution plus que révolution, Wild Hearts S n’en demeure pas moins une réussite, avec une prise en main assez rapide. L’arsenal disponible comprend les traditionnels katanas et arcs, mais aussi des armes plus inhabituelles, comme le marteau ou le parapluie muni de lames tout autour. Chaque arme possède bien entendu ses forces et ses faiblesses, ainsi des évolutions sous la forme d’un arbre disposant de plusieurs branches. On choisit les orientations qui nous conviennent le mieux, et c’est parti pour le craft des améliorations. Pour les armures, on est plus sur une recette MH ! En revanche, c’est au camp que l’on choisit l’arme préférée et que l’on s’équipe. Pas question d’en changer en route, durant une mission à la volée.

C’est en chassant qu’on devient chasseur

Plus on pratique, plus on se sent fort, on attrape des automatisme, on gagne en réflexe, en analyse, en réactivité, et surtout on maitrise nos combos. Et c’est encore plus vrai avec la montée en puissance offerte par les améliorations d’armes, le nouvel équipement et les différents buffs gagnés grâce aux consommables et aux repas, avec un vrai sentiment que notre avatar évolue et devient de plus en plus mortel. Et comme toujours, un aspect farming est de la partie pour réussir à obtenir les pièces d’équipement tant attendues via des composants plus ou moins rares à drop sur nos victimes. La boucle de gameplay reste la même que dans MH, avec une forme un peu différente, plus axée sur l’action frénétique et nerveuse, typique d’Omega Force, mais il ne faut pas oublier les karakuri, la petite fonctionnalité maison qui permet à Wild Hearts de se démarquer.

Grâce à des fils d’énergie récupérés dans la nature, notre chasseur invoque des structures pour évoluer dans les différents niveaux. Pour prendre de la hauteur et lancer un assaut depuis les airs ? Pourquoi ne pas construire trois caisses les unes sur les autres, y grimper et sauter ? Bloquer une charge ennemie ? Facile, il suffit de construire un mur devant nous et le tour est joué. Se déplacer plus vite ? Il y a des sortes de trampolines. Mais attention, abuser des karakuri dès le début d’un combat peut se retourner contre nous, car on n’a pas toujours de quoi se recharger les fils dans les environs. Et ce n’est pas tout : nous sommes libres de monter un camp, une forge ou un séchoir dans les zones dédiées en brûlant des composants, voire de fabriquer une tour de chasse qui détecte les Kemono à portée (mais toujours à condition d’avoir les composants et l’énergie nécessaires, trouvés via divers subterfuges dans la nature, et dans des zones dédiées). Des options, aussi bien pour le confort/l’exploration que pour les combats, sont débloquées en nombre durant notre aventure qui dure plusieurs dizaines d’heures. Globalement, la formule fonctionne plutôt bien, avec un univers original, des créatures inspirées, un gameplay plus orienté action, et surtout, des possibilités énormes offertes par les karakuri.

Qu’apporte donc cette version S, exclusive à la Switch 2 ? Il s’agit de la version précédente, avec son lot d’améliorations et d’optimisations déjà disponibles sur les autres plateformes, portée sur Switch 2. Il n’y a pas de contenu exclusif, même si le multijoueur passe de trois à quatre joueurs actuellement: pas de nouvelles zones, ni de nouveaux monstres ou armes. Certaines statistiques (armes, mais aussi monstres) ont été revues afin de rendre l’expérience plus agréable et fluide, surtout au début, mais c’est tout. Côté technique, Wild Hearts S s’en sort bien en mode nomade. L’image est assez nette (la diagonale aide), et même si l’on aperçoit parfois un peu d’aliasing, c’est plus que correct. Certes, il y a toujours cette direction artistique d’origine avec cet effet peinture parfois présent sur la végétation en arrière-plan ou cet effet « flou », mais sur une petite diagonale, cela paraît bien moins prononcé. Côté performances, cela m’a semblé propre aussi. Ayant joué la majeure partie du temps en nomade, je suis convaincu.

En mode dock, le bilan est un peu plus terne, à cause d’une image moins jolie et précise sur une grande diagonale, et surtout, j’ai eu l’impression de subir des irrégularités au niveau du framerate, avec le taux de 60 images par seconde instable. L’image est moins jolie et plus aliasée sur TV. À noter que les problèmes de caméra, qui entraînent des collisions en tout genre, sont également bien plus visibles sur grand écran. Cependant, face à une version PC ou console de dernière génération, il n’en reste pas moins que Wild Hearts S n’a pas à rougir sur Switch 2 et se rapproche des autres versions. Au final, on tire les mêmes conclusions sur l’aspect technique brut et la qualité du rendu sur Switch 2 que sur PS5 ou Xbox Series X : pas mal mais peut mieux faire.

Si vous avez déjà joué à ce titre et que vous n’avez pas spécialement envie de le refaire, passez votre chemin. En revanche, si vous n’avez jamais joué à Wild Hearts et cherchez à étoffer le catalogue de votre Switch 2, ce jeu est une bonne alternative à Monster Hunter, d’autant qu’il est optimisé pour la Switch 2 et qu’il offre de bonnes performances en mode nomade. Le gameplay est sympa, tout comme l’univers et petit bonus ; le compte EA n’est plus dans l’équation, Koei ayant repris l’édition / distribution de cette mouture Switch 2.

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