12 février 2026

GAMESCOM 25 : on brise enfin la malédiction Crimson Desert

Pour ceux qui me suivent ou me connaissent, ma passion pour Pearl Abyss et leur titre majeur, Black Desert Online, n’est plus à démontrer. Forcément quand ils ont annoncé il y a quelques années un action RPG ambitieux, Crimson Desert, j’ai été conquis dès le début. Mais depuis, Crimson et moi, c’est un vrai jeu de chat et de souris : il y a toujours un petit truc qui fait que je n’ai pas pu participer aux sessions proposées : trop loin (je ne vis pas Paris, ce qui n’est pas simple pour s’y rendre aux events), soit une période où je ne peux pas poser de congés, le dos coincé pour la GC l’an dernier, etc. Bref, il y a toujours eu un truc qui m’en a empêché, mais cette année, la malédiction est brisée ! Cette année, j’ai enfin pu l’essayer, pas juste 5 ou 10 minutes, mais une session complète d’une heure ! Alors, disons-le tout de suite, une heure, c’est à la fois beaucoup mais aussi pas assez.

Cette démo propose un tutoriel très rapide, d’environ dix minutes. Autant le dire tout de suite : Pearl Abyss nous met aux commandes de son héros à un moment où il possède déjà énormément de talents et de capacités. Tout assimiler aussi rapidement n’est clairement pas simple, mais surtout, dans le gameplay, on se retrouve très vite dans un chaos sans nom, ce qui nous pousse à éliminer un maximum d’assaillants avant un boss qui n’a qu’une idée en tête : nous coucher illico presto. Alors oui, j’ai kiffé avoir le pad en main durant cette heure, mais soyons honnêtes : j’ai sacrément souffert.

Cette démo était l’une des rares occasions de voir le jeu nous montrer autre chose que des boss, et de découvrir le Crimson Desert dans toute sa splendeur : un monde ouvert, une région vaste, des PNJ tout autour de nous, une vie qui bat son plein, etc. Et je n’ai pas été déçu. Certes, comme souvent, la démo tourne sur un PC de compétition, mais la claque est bien là, et la patte de Pearl Abyss, couplée à un nouveau moteur, est impressionnante ! Le contexte de la démo : Kliff, un héros qui maîtrise plusieurs sortes de magies élémentaires, vient en renfort d’un contingent bloqué par une armée rebelle. Notre mission est de nous frayer un chemin, de dégommer un maximum de soldats et d’aller occire le chevalier qui tient le château sur les hauteurs.

La démo se déroule en deux phases : une première, de jour, durant laquelle on accomplit certaines missions demandées par le chef de l’armée qu’on aide. On découvre alors la région de manière plus libre, à pied ou à cheval, et on aide à accomplir quelques tâches, comme remettre un étendard dans son support à l’aide de la magie, réparer des canons ou détruire des tourelles avant-poste avec ces mêmes canons, etc. Le contrôle est assez conventionnel et se rapproche de ce qu’on connaît dans les ARPG open world actuels.

Claque 2.0

C’est également le moment de découvrir la technique du jeu, et pour un monde ouvert où l’on voit autant de vie, c’est assez impressionnant. Les décors sont superbement modélisés, la flore réagit au vent et à nos passages, et la population ainsi que l’armée vont vaquer à leurs occupations (ils bougent, discutent, interagissent entre eux, etc.). Si l’on prend le temps d’inspecter Kliff de plus près, on se rend également compte du souci du détail. Si vous avez déjà joué à BDO sur PC, vous avez une idée de la qualité technique du titre en ce qui concerne la modélisation des avatars, le détail dont chacun jouit pour ses habits, son armure, etc. Avec ce nouveau moteur, Crimson Desert monte encore d’un cran et c’est un véritable plaisir. Dans l’ensemble, tout est très propre. Il y a bien une ou deux animations qui mériteraient d’être améliorées, comme lorsque Kliff descend du premier camp par les rochers sur les côtés, où il peine un peu à gravir les quelques « marches », ou du moins ce n’est pas aussi fluide qu’espéré, mais dans l’ensemble, je valide. Les coréens ont toujours eu un penchant pour la recherche de la beauté, de l’esthétisme, et de la qualité du rendu dans les jeux et Pearl Abyss est assurément un des porte-étendards de cette pensée.

La seconde partie nous plonge en plein assaut de nuit dans un camp au pied de la forteresse convoitée, puis dans la grande salle de celle-ci où nous attend le boss, le fameux chevalier qui a une cible dans le dos. Là aussi, la technique est validée, d’autant que tout ce champ de bataille immense est géré en temps réel. Alliés et ennemis se lancent dans un combat de tous les instants, les coups pleuvent de partout, les corps s’entassent et le sang gicle au milieu de torches qui éclairent le champ de bataille. Là encore, les performances sont au top malgré la multitude d’interactions, mouvements, lumières et ombres à gérer.

C’est dans la mêlée que la vie s’envole

Les sensations manette en main sont grisantes : nous sommes libres de nous jeter corps et âme dans la mêlée ou de foncer tête baissée pour apparaître comme le renfort tant attendu d’un de nos alliés proche du leader adverse. À la vue de l’ampleur de la bataille qui se déroule sous nos yeux, on pourrait même parler de « Musou » en ce qui concerne l’ambiance, sans pour autant avoir les pouvoirs exagérés qui y sont associés, car même si Kilff est un combattant hors pair, les adversaires sont redoutables et on en revient au point évoqué précédemment avec les équipes sur place : le joueur est jeté dans la fosse aux lions avec un si large panel d’options qu’il est parfois difficile de s’en sortir. Je comprends cependant la volonté de Pearl Abyss de vouloir nous en montrer autant pour nous en mettre plein les yeux.

On retrouve un gameplay ultra complet, comme dans BDO : des attaques rapides, mais « faibles », avec L1, et des attaques lourdes, mais lentes, avec R2, qui, selon l’ordre d’activation, déclenchent un combo ou un autre. Sachant que dans le combo, on alterne entre pression simple ou maintenue, voire des combinaisons L1+R1, en simple clic ou maintenu aussi. À cela s’ajoutent des techniques de style arts martiaux à mains nues via R3, au sol, dans les airs, en clic unique ou enchaîné, combiné avec L3 pour une variante, et cela va encore plus loin. Il y a également de multiples combinaisons avec triangle et rond, rond et croix, etc., qui activent des prises qui, là aussi, sont différentes selon le moment où elles sont déclenchées, la direction dans laquelle Kliff se trouve, etc.

Un arsenal mobile

Avec une épée et un bouclier, une lance ou une masse lourde, Kliff est une machine de guerre, mais la défense est tout aussi importante : esquive, roulade, blocage, parade. Parfois, l’ennemi se trouve au loin. Heureusement, Kliff est un excellent bretteur mais aussi un archer hors pair. Flèche perçante, enflammées (déclenchant un tir de nos alliés derrière), et pourquoi pas, en ajoutant une dose de magie via sa maîtrise des éléments, du vent ou du feu, en enflammant une lame ou en crachant une flammèche devant lui. Le gameplay est d’une richesse énorme et on me chuchote que cette démo est loin de tout montrer. Comme dans BDO, cela demandera énormément de pratique et de maîtrise, mais surtout, on m’a dit que Kliff apprendrait tout cela au fil de l’aventure, laissant le temps aux joueurs de prendre tout en main petit à petit. On est vite submergé, mais on peut compter sur l’IA pour nous épauler et nous rapprocher de la victoire. Le boss, quant à lui, a été un sacré défi. Son apparence ne correspondait clairement pas à mes attentes : une grosse armure, une arme lourde, mais une rapidité digne de l’un des meilleurs assassins. Ce fut rude, en tout cas.

C’est après ce boss, et alors qu’un soleil se levait devant nous, que prit fin cette démo. Je ressors de cette expérience conquis et confiant, même s’il reste peut-être quelques petits points à améliorer. Dans l’ensemble, cette version est déjà très solide, visuellement impressionnante sur PC, et le gameplay est grisant et génial. J’ai hâte de pouvoir en profiter entièrement depuis mon canapé afin de découvrir l’histoire de Kliff et de voyager avec lui. L’attente aura valu le coup, mais maintenant, l’attente jusqu’à la sortie finale va être longue !

Laisser un commentaire