11 mars 2026

[Quick] iRacing Arcade : quand le roi de la simu ouvre ses portes

iRacing est un nom qui parle à tous les joueurs adeptes de simu auto sur PC, et pourtant aujourd’hui, c’est une version plus arcade, accessible, permissive que nous propose le cador du genre avec iRacing Arcade. Sans totalement renier son ADN, c’est une formule remaniée au plaisir plus immédiat qui nous est offerte, même si côté contenu c’est assez léger à l’heure actuelle.

Parler d’iRacing équivaut à évoquer simulation pure et dure, exigence, physique rigoureuse, conduite millimétrée et compétitions structurées avec une communauté, à l’image d’Assetto, puissante. Y voir un spin-off arcade interpelle forcément et crée la surprise. Dès les premières courses, le ton est donné : prise en main immédiate, des aides pour nous accompagner durant les premiers tours, des comportements de véhicules contrôlés. Pourtant, iRacing ne souhaite pas renier ses origines avec un grip présent, un transfert de masse, tout comme la gestion du freinage, gardant une certaine cohérence. Bien que le nom arbore clairement la mention « arcade », l’expérience conserve une ligne de conduite et penche davantage vers un (gros) compromis qu’un vrai virage arcade.

iRacing Arcade mise sur des formats courts, dynamiques, où les courses s’enchaînent rapidement, sans trop de temps mort, avec une IA qui joue le jeu, qui tente de grappiller des places et sait se montrer agressive quand il le faut pour venir attaquer et nous mettre la pression. Les dépassements se préparent, et les erreurs se paient sans pour autant se montrer éliminatoires. iRacing Arcade se montre juste et tente (avec plus ou moins de réussite) de rester le cul entre deux chaises : ses origines, mais aussi une formule allégée, repensée, plus accessible mais tout de même un minimum exigeante. Visuellement, iRacing Arcade opte pour un style clair et propre, avec une modélisation efficace et des effets de lumière / ombre plutôt solides. La modélisation, aussi bien des circuits que des véhicules, affiche une certaine qualité, alors que la restitution des environnements autour est tout aussi propre. C’est bien optimisé, cela tourne bien, de ce côté-là aucune ombre au tableau.

iRacing Arcade ne cherche pas à copier les références de l’arcade, mais bien à apporter à sa façon sa griffe, à se baser sur son savoir-faire indiscutable et à rendre son univers accessible, plus facile à appréhender. Les sensations, bien que réduites par rapport à l’épisode purement simulation, restent identitaires et solides. Le jeu assume sa position intermédiaire, en visant les joueurs qui recherchent quelque chose de « facile » à prendre en main, sans pour autant négliger le côté porte d’entrée vers le monde de la simu, pour les joueurs qui veulent un peu plus mais dans des formats assez brefs et rapides. Il faut saluer l’initiative du studio de tenter de passer du monde purement simu à celui de l’ouverture, un exercice pas toujours simple mais pourtant réussi ici.

C’est plutôt du côté du contenu que je constate aujourd’hui quelques manquements. Si sur le papier le panel de voitures disponibles n’est pas mauvais, cela manque tout de même d’un poil de diversité. Pour les circuits, l’ensemble est un peu trop restreint à l’heure actuelle. Couplé au format de courses rapides, un effet de redondance finit par se faire ressentir à la longue. Le mode carrière propose une progression bien structurée, avec des événements à débloquer et toute une multitude d’objectifs à remplir avec une partie pour build son équipe, son écurie, sa structure plutôt fun à jouer. La montée en puissance est bien rythmée, assez classique mais cela fonctionne.

Le multijoueur, par contre, est en l’état insuffisant, ou incomplet plutôt. Il y a des parties privées et des serveurs privés que l’on peut parcourir… sauf que pour entrer dans ces serveurs, il faut en connaître le code d’accès… Grosso modo : on joue soit contre l’IA en local, soit contre quelques amis avec qui on se coordonne pour se retrouver en ligne, et basta. Il n’y a pas de courses rapides, de lobbys publics ou tout autre élément pouvant faciliter la mise en concurrence en ligne, et c’est dommage car c’est quand même le cœur d’iRacing normalement, avec tout cet aspect online, communautaire, et ici c’est IA ou amis et rien de plus… Il n’y a rien que l’on pourrait qualifier de plug and play. Quand on ajoute cette partie multi assez bancale finalement à un contenu un peu maigre, iRacing Arcade donne davantage la vision d’un cadre mis en place, mais encore à enrichir, qu’une véritable expérience 1.0 finalisée. De plus, on aurait tout de même aimé un peu plus d’options de customisation, aussi bien sur l’aspect visuel de nos bolides que sur la carrière ou même sur la mécanique, sans aller trop loin. C’est très (trop) sobre par moments, même pour un titre qui ne se revendique pas pure simu.

Le plaisir procuré par iRacing Arcade est indéniable. Les sensations sont bonnes, c’est dynamique, « simple » à prendre en main tout en gardant une part d’exigence, on perçoit l’ADN historique, mais avec les outils nécessaires pour que les non-adeptes de l’exigence automobile s’y retrouvent. Dommage par contre que le contenu soit un peu trop chiche, surtout via l’absence d’un vrai multi qui aurait largement atténué le ressenti sinon. Après, le jeu n’est pas cher (moins de 25 euros) et pourrait s’enrichir via des patchs, donc à suivre tout de même.

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