22 janvier 2026

GAMESCOM 25 : je déboule au volant de mon trucks dans Road Kings

Votre mission, si vous l’acceptez, est de traverser cette tempête sans y laisser des plumes, d’amener la marchandise à bon port, et tout cela dans un délai très court ! On pourrait croire à un pitch de film d’action, mais non, il s’agit de l’une des missions dites « de catastrophe » du nouveau Saber — ROAD KINGS.

Chaque année, Saber Interactive nous réserve son lot de surprises. Le papa des fameux Runner (vous savez, ces conducteurs de l’extrême à la conduite simulée et à la physique démentielle). Coup sur coup, on a droit à Expeditions, puis à Roadcraft, qui sortent un peu des carcans habituels de la maison, sans pour autant changer l’aspect « vous allez en chier, que vous le vouliez ou non ». J’avoue être parfois un peu lent voir mauvais, mettant sûrement bien plus de temps que prévu à faire le travail, mais au final, il est fait. Cette année, Saber récidive avec non pas un, mais deux titres : Docked, un jeu d’activité portuaire, et Road Kings, le jeu du jour. Ce dernier s’intéresse à un véritable phénomène aux États-Unis : les conducteurs de poids lourds et leurs camions totalement démesurés.

Le but global du jeu est de se faire une place en tant que simple indépendant débutant dans le milieu de la logistique, avec pour finalité d’avoir notre propre société et bien sûr de devenir le leader du marché. Selon l’une des personnes présentes sur le stand, même si l’aspect gestion prendra un peu plus de place une fois la boîte lancée, puis encore plus quand elle sera en piste pour devenir le concurrent à abattre, la conduite restera l’élément central du gameplay. On aura même droit à une sorte de fil narratif avec des éléments constituant une histoire de fond, car au final, notre avatar a lui aussi une vie, des amis, des collègues, etc.

L’immersion : plus qu’une promesse

Revenons à notre essai du jour : Focus a mis les petits plats dans les grands avec un setup de folie pour une immersion XXL. Avec un PC haut de gamme pour profiter d’un rendu optimal, nous avons eu droit à un volant de type méga-camion, un triple pédalier et un levier de vitesse, le tout incluant une multitude de boutons pour un réalisme à toute épreuve : démarrage du moteur, klaxon, essuie-glace, clignotant, et une ribambelle de touches pour chaque fonction d’un camion. La première mission jouée est celle aperçue dans la bande-annonce : un ouragan approche, une pluie diluvienne frappe la région touchée par des inondations, des rafales de vent dévastatrices, des ponts effondrés et partiellement submergés par des courants déchaînés. Pas de bol, le danger est bien réel, mais la marchandise ne peut être laissée à l’abandon. Les autorités ont désigné un parking sur plusieurs étages comme point de ralliement. À nous de la rejoindre avant que les eaux ne submergent la zone.

Premiers instants derrière ce volant géant : Saber ne trahit pas son héritage avec une conduite clairement simu : notre camion de plus de 40 tonnes met du temps à se déporter et à tourner, l’accélération est très lente (merci le poids de la remorque) et le freinage, si on ne l’anticipe pas, provoque un carambolage ! Et bien entendu, prendre un virage nécessite également de prévoir une manœuvre assez large pour la remorque. Nous sommes pressés, c’est une question de vie ou de mort, mais la prudence reste de mise. Les sensations lors de ces missions, couplées à un rendu photoréaliste en vue cockpit, avec une bande sonore comme celle-ci, sont garanties : l’immersion est totale, on s’y croirait presque.

Mais après cette mission à la mise en scène hollywoodienne, retour à une vie plus normale, que les équipes sur place ont qualifiée à plusieurs reprises d’« aventure », et pas seulement de « jeu vidéo ». On commence tout en bas de l’échelle, et avant de se lancer dans un contrat, il faut d’abord voir ce que le marché propose. Un menu affiche une sorte de réseau social où l’on distingue les différentes annonces pour lesquelles les entreprises aux alentours ont un besoin logistique. On y découvre tout un tas d’informations, comme le gain financier, mais aussi le coût (essence ?), la distance à parcourir, etc. Pour commencer un travail, il faut d’abord se rendre au point de départ de la mission, ramasser le matériel et surtout avoir un camion et une remorque/conteneur prêts à transporter tout cela. Pensez donc à faire les changements adéquats depuis votre « base » avant de prendre la route. Saber m’informe d’ailleurs que choisir un travail dans le menu adéquat et équiper le bon camion ne garantit en rien d’obtenir réellement le travail… L’annonce est-elle en ligne ? D’accord, mais nous ne sommes pas les seuls conducteurs à chercher de quoi payer nos factures, donc il faut arriver en premier sur le lieu, charger tout cela, et seulement là, on peut estimer avoir le travail. Et il faut avoir un rang minimum pour certains jobs, gage de qualité et sérieux.

Comme si j’y étais réellement

J’ai déjà parlé plusieurs fois d’immersion, et jouer en vue cockpit est clairement idéal ici. Une fois la mission choisie dans le menu, un détail ajoute encore du réalisme : voir la main de notre héros taper sur son écran GPS pour afficher le trajet à suivre (à la place d’une minimap dans un coin de l’écran). Cela n’est qu’un petit détail pour beaucoup de gens, mais perso, j’adore justement chercher le moindre petit truc comme ça pour pousser les curseurs au maximum côté réalisme. Si déjà on joue à de la simulation, autant voir les choses en grand. Sur la route, la circulation est dense selon l’endroit où l’on se trouve, et avant d’arriver sur ces méga autoroutes ou ces grosses deux voies à l’américaine, il faut sortir de la ville. Attention au respect du code de la route ! Un écart ? Pas de perte de points ou d’argent via des amendes, mais la réputation en prend un coup. Cette réputation est en quelque sorte notre EXP, et le but est bien entendu d’en gagner un maximum ! Ce facteur qui désigne notre fiabilité, comme déjà évoqué le paragraphe précédent.

Plusieurs autres aspects sont annoncés, mais pas forcément testés lors d’un court aperçu, comme le respect des temps de conduite et des heures de travail. Chaque contrat nécessite un certain temps passé au volant et des délais de livraison à tenir, mais la loi et notre contrat nous imposent de ne pas dépasser un certain nombre d’heures d’affilée sur la route, un nombre d’heures journalières, des temps de repos minimum entre chaque session, etc. Pour ces temps de repos, on peut stationner notre camion où l’on veut, mais ce ne sera pas du goût des forces de l’ordre de voir un camion stationné n’importe où, en dehors des aires de repos… Puis, les restaurants routiers sont toujours plus agréables. L’essence, les plaquettes de frein et l’usure des pneumatiques pour ne citer qu’eux sont également des points à prendre en considération et à gérer pour éviter les accidents, les pertes de performances et les pannes, même si cela coûte de l’argent. bref, comme dans la vie réelle, chaque engin nécessite de l’entretien et négliger cet aspect peut couter finalement plus chère que voulu…

Cette première approche de trente minutes avait, selon moi, deux objectifs : nous en mettre plein la vue pour illsutrer le passage sous UE5, si je ne m’abuse, avec l’une des quelques missions de catastrophes prévues, et nous présenter ce qui sera le socle de l’offre et du gameplay, avec une formule qui s’annonce diablement riche et généreuse. Cela sent, une nouvelle fois, les longues heures de jeu. J’entends encore ma femme, présente sur les lieux, me dire en riant : « Je te vois venir, à répéter qu’il claque le volant. »

Laisser un commentaire